L’observatoire de la qualité de l’air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a dévoilé ce jeudi 21 mai le bilan de l’année 2025. Malgré de bons résultats, une stagnation se confirme, appelant à ne pas ralentir les efforts.
Comment la qualité de l’air a-t-elle évolué au cours de l’année 2025 ? C’est la question à laquelle l’observatoire de référence Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a répondu ce jeudi 21 mai en dévoilant son bilan de l’an passé. Un constat : "les résultats montrent une évolution positive de la concentration des principaux polluants dans la région, et un respect des normes européennes sur la quasi-totalité du territoire", ont salué en préambule Eric Fournier, président d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, et Marine Latham, directrice générale de l’observatoire en région.
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Moins de particules fines, mais une hausse de l’ozone
Ainsi, l’observatoire note depuis 2007 une baisse significative de la concentration en dioxyde d’azote (-56 %), en PM2.5 (-64 %) et en PM10 (-50 %), mais "nous connaissons un effet de seuil", prévient toutefois Eric Fournier, indiquant que l’observatoire travaille "actuellement" pour comprendre le phénomène. À noter que la "quasi-totalité" des habitants de la région, soit 8 millions de personnes, reste exposée quotidiennement à un taux de particules PM2.5 supérieur au seuil réglementaire fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les départements les plus exposés aux particules fines PM 2.5 sont par ailleurs le Rhône (1 908 000 personnes), l’Isère (1 289 000 personnes) et la Haute-Savoie (843 000). "Cela résulte du fait que ce sont les territoires les plus résidentiels et industriels", précise Marine Latham.

Autre point important, l’observatoire note une hausse de 18 % de la concentration d’ozone dans l’atmosphère. "Elle est très dépendante du climat et des épisodes de fortes chaleurs. Le changement climatique a donc un rôle majeur dans ces résultats", précise par ailleurs la Marine Latham L’ozone est d’ailleurs le seul polluant à l’origine de dépassements réglementaires en Auvergne-Rhône-Alpes enregistrés en 2025. Le Rhône, la Loire et l’Isère sont également les seuls départements au-dessus de la Valeur Cible Santé, c’est-à-dire ayant enregistré une concentration de 120 µm/m3 pendant 25 jours, moyenné sur trois ans.

Parmi les secteurs les plus polluants, l’agriculture est la plus émettrice de PM10 et d’ammoniaque (96 %), le chauffage résidentiel au bois est quant à lui celui qui rejette le plus de particules PM 2.5 (74 %) et l’industrie celle qui produit le plus de dioxyde de soufre (70 %).
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"Nous sommes à un tournant"
Alors que la région Auvergne-Rhône-Alpes a enregistré 33 jours de vigilance pollution en 2025, contre 23 en 2024, l’enjeu est désormais de préparer l’avenir face au dérèglement climatique. "Nous sommes à un tournant qui nous incite à ne pas baisser la garde et à poursuivre nos efforts", soutient encore Eric Fournier. D’autant que la nouvelle directive européenne établie en 2024 devrait passer par le Parlement à la fin de l’année, fixant de nouveaux seuils plus exigeants.

Autres enjeux des prochaines années : les polluants éternels, dits PFAS, et les pollens. Les résultats d’une première étude, réalisée entre octobre 2023 et décembre 2025, dévoilés en avril par l’observatoire avaient déjà révélé la présence de PFAS dans l’air, bien qu’il n’existe pas encore de méthode de prélèvement de référence au sujet des PFAS dans l’air et que le nombre de résultats actuellement disponibles reste forcément limité (17 échantillons pour Lyon-centre et 26 pour Pierre-Bénite). Quant aux pollens, six stations de comptage sont déjà actives en région et un indice pollinique prévisionnel est disponible depuis avril 2025. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes entend désormais détendre le réseau et renforcer la diffusion des données régionales.
Mais Eric Fournier met en garde : "Comme la qualité de l’air s’améliore, les financements des associations de surveillance de qualité de l’air baissent. Mais c’est un vrai problème, car ce financement public, c’est environ 1,40 euro par habitant par an. C’est très peu et pourtant, c’est essentiel. À l’heure où nous devons regarder d’autres sujets, il est essentiel de confirmer le rôle d’Atmo pour que l’État et les collectivités ne nous lâchent pas." Et de conclure : "La pédagogie va être essentielle à l’avenir pour que l’on ne repasse pas dans le rouge."
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Il y a une jolie faute d'accord dans le titre : "Un bilan positif, mais avec un effet de seuil" : a-t-on mieux respirer en Auvergne-Rhône-Alpes en 2025 ?
"A-t-on mieux respirer…", "respiré" plutôt, avec un "é", car c'est un participe passé et non un infinitif !
Le titre corrigé, ça donne ça : "Un bilan positif, mais avec un effet de seuil" : a-t-on mieux respiré en Auvergne-Rhône-Alpes en 2025 ?
Je suis toujours intéressé, comme je vous l'ai dit à maintes reprises, Monsieur Guillaume Lamy, si vous voulez que je bosse pour votre rédaction !
Vous savez où me trouver…