Manifestation du 1er mai 2026. (Clémence Margall)

Le récap' des temps forts de la semaine à Lyon

Manifestations du 1er mai, tensions extrêmes dans l’agglomération, dissolution de la Jeune Garde, concertation sur la rue Grenette et exploit de l’OL Lyonnes… On fait le point sur les infos marquantes de cette semaine du 27 avril au 3 mai à Lyon.

Une mobilisation massive et des tensions avec les forces de l’ordre pour le 1er mai

Entre 6 500 et 12 000 personnes ont défilé ce vendredi 1er mai entre Jean-Macé (Lyon 7e) et Bellecour (Lyon 2e). Une mobilisation importante, dans la lignée des années précédentes, autour des revendications sociales, du pouvoir d’achat ou encore des tensions au Moyen-Orient.

Si le cortège s’est globalement déroulé dans le calme, des tensions ont éclaté à plusieurs reprises, notamment en tête de manifestation et à l’arrivée, place Bellecour. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement pour disperser les black-blocs.

Dans la foulée, l’intersyndicale a dénoncé ces interventions : "notre manifestation revendicative, pacifique et populaire a été entachée par les interventions musclées des forces de l’ordre qui sont à deux reprises au moins rentrées au contact du cortège syndical sans aucun discernement". Le PCF du Rhône a, lui aussi, pointé du doigt l’attitude des CRS.

De son côté, la préfecture assure que les interventions faisaient suite à des tirs de mortiers provenant d’un groupe "ultra minoritaire". Quatre personnes ont été interpellées à l’issue de la manifestation.

Manifestation du 1er mai 2026 (Clémence Margall)

Fusillades à répétition : un corps calciné à Villeurbanne, la police tire la sonnette d’alarme

La nuit du 1er mai a marqué un nouveau cap dans les violences urbaines de la l’agglomération lyonnaise. À Villeurbanne, une fusillade a éclaté dans le quartier de Bel-Air, en même temps qu’un incendie de véhicules. Une fois le feu maîtrisé, un corps calciné a été retrouvé à l’intérieur d’une voiture par les secours. Sur place, de nombreuses douilles et impacts de balles témoignent de la violence des faits.

Dans ce contexte de tension extrême avec les narcotrafiquants, le syndicat Alliance Police nationale a alerté sur une situation "critique", dénonçant un manque de moyens humains et appelant à des renforts durables. La préfecture du Rhône assure de son côté que les forces de l’ordre sont pleinement mobilisées, avec des renforts déployés notamment à Villeurbanne et à Décines-Charpieu. "Notre priorité est d’assurer la sécurité des habitants et de retrouver les auteurs de ces faits", nous a-t-elle affirmé.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le domicile de la sœur d’un narcotrafiquant incarcéré en Colombie a été pris pour cible par des malfrats, faisant écho au sujet des fusillades qui font rage dans la métropole depuis plusieurs semaines.

Antoine Guérin, préfet délégué pour la défense et la sécurité, en déplacement à Villeurbanne, ce samedi 2 mai. @Préfecture

La dissolution de la Jeune Garde acté par le Conseil d’État

Le Conseil d’État a confirmé, ce jeudi 30 avril, la dissolution de la Jeune Garde, mouvement antifasciste lyonnais fondé en 2018. Le recours formé contre le décret gouvernemental du 12 juin 2025 qui avait mis fin à l’existence du groupement a donc été rejeté par la plus haute juridiction administrative. Celle-ci pointe notamment du doigt des incitations à la violence et des affrontements dans l’espace public.

Une décision vivement contestée par Raphaël Arnault, fondateur du collectif, qui a assuré que "l’antifascisme perdurera bien au-delà" de l’organisation dissoute. "Croire qu’on va se débarrasser de l’antifascisme en dissolvant des organisations comme la Jeune Garde, c’est se mettre le doigt dans l’œil", a-t-il déclaré au micro d’Ici Vaucluse. Cette décision met ainsi un terme définitif à la bataille judiciaire autour du mouvement d’extrême gauche.

Nouvelle bataille entre la Ville et la Métropole pour la rue Grenette

C’est un nouveau point de friction politique en Presqu’île. La Ville de Lyon a lancé, ce jeudi, une concertation citoyenne sur l’avenir de la rue Grenette (Lyon 2e), aujourd’hui réservée aux bus, vélos et piétons. 

L’objectif derrière cela est de recueillir l’avis des habitants sur un éventuel maintien, ou non, de ce fonctionnement. "Environ 90 % des déplacements dans la Presqu'île se font à pied et 80 % des trajets pour rejoindre la Presqu'île se font en transport en commun ou à pied", estime la municipalité écologiste.

Problème, la Métropole de Lyon, dirigée désormais par Véronique Sarselli, souhaite absolument rouvrir la rue aux voitures. L’élue de droite critique une concertation jugée insuffisante et promet des annonces "d’ici l’été" concernant la réouverture de la rue Grenette.

Les Lyonnais ont donc jusqu’au 30 mai prochain pour se prononcer sur la rue Grenette. Pour cela, il suffit de se rendre sur la plateforme citoyenne Oyé !.

rue Grenette sans voiture lyon

L’OL Lyonnes retrouve la finale de Ligue des champions

C’est la bonne nouvelle de la semaine. Samedi, l’OL Lyonnes s’est qualifié pour la finale de la Ligue des champions après sa brillante victoire contre Arsenal (3-1) au Groupama Stadium.

Malgré la défaite à l’aller, les Lyonnaises ont renversé la situation en fin de rencontre pour s’imposer sur l’ensemble des deux matchs (4-3).

Elles disputeront la finale le 23 mai à Oslo, avec l’objectif d’aller chercher un neuvième sacre européen. Pour rappel, les joueuses de Jonatan Giraldez détiennent le plus grand palmarès de l'histoire du sport collectif français, toutes disciplines confondues.

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