À l’occasion de la fête du Travail, l’intersyndicale du Rhône et plusieurs milliers de manifestants ont défilé entre la place Jean Macé (7e arr.) et la place Bellecour (2e arr.) ce vendredi 1er mai. Hausse des salaires, prix du carburant et paix internationale, les revendications étaient nombreuses.
"Le 1er mai est un jour chômé, férié et payé. On n’est pas prêt de lâcher !" Alors que le gouvernement veut permettre aux boulangers et aux fleuristes indépendants de faire travailler leurs salariés volontaires dès ce vendredi 1er mai, à Lyon, les manifestants réaffirment leur opposition.
À l’appel de l’intersyndicale du Rhône, plusieurs milliers de manifestants, 6 500 selon la préfecture et 12 000 selon les syndicats, se sont rassemblés dès 10 h 30 place Jean-Macé, dans le 7e arrondissement, pour rejoindre la place Bellecour (2e arr.) et faire entendre leurs revendications. Des chiffres identiques à ceux de 2025 et 2024.


Une manifestation calme, quatre personnes interpellées
Elles étaient d’ailleurs nombreuses ces revendications. Entre prix du carburant qui explose, salaires qui stagnent depuis 2020 malgré l’inflation, défense des droits des travailleurs, mais aussi solidarité avec les populations touchées par des conflits comme en Palestine ou en Iran. "L’amour, la paix. Des milliards pour la santé, des milliards pour nos salaires", ont scandé les militants du syndicat Force Ouvrière.


La manifestation s’est globalement déroulée dans le calme et sans casse, contrairement à l’année dernière, bien que quelques heurts ont éclaté en tête de cortège avec les CRS avenue Jean-Jaurès (7e arr.), dans le quartier de la Guillotière puis sur la place Bellecour tandis que les derniers manifestants arrivaient. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les quelques black-blocs présents.


Quatre personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Rhône, pour "jets de projectiles & violences envers les forces de l’ordre, dégradations de bien public et participation à un attroupement en vu commettre des dégradations avec visages dissimulés."

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