Au lendemain de la décision du Conseil d’État validant définitivement la disparition de la Jeune Garde, son fondateur, Raphaël Arnault (LFI), a pris la parole pour dénoncer une décision qu’il juge injuste.
La dissolution de la Jeune Garde continue de faire réagir. Interrogé ce vendredi en marge des mobilisations du 1er mai, le député insoumis Raphaël Arnault a affirmé que la décision du Conseil d'État ne mettrait pas fin à l’engagement antifasciste. "Croire qu’on va se débarrasser de l’antifascisme en dissolvant des organisations comme la Jeune Garde, c’est se mettre le doigt dans l’œil", a-t-il lancé au micro d'Ici Vaucluse, assurant que cet engagement continuerait "bien au-delà" du collectif lyonnais.
Pour rappel, le mouvement d’ultragauche, fondé en 2018, avait été dissous lors d’un Conseil des ministres en juin 2025 après des affrontements violents survenus à Paris, Lyon et Strasbourg. Un recours avait été déposé, en vain, puisque ce jeudi, le Conseil d’État l’a rejeté.
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Une dissolution vécue comme une fin brutale
Si la décision judiciaire met un terme définitif à l’existence du mouvement, elle laisse un goût amer à Raphaël Arnault, regrettant notamment de ne pas avoir pu "dire au revoir" à l’organisation "dans les conditions souhaitées".
Une allusion au contexte particulièrement tendu de ces derniers mois, marqué notamment par la mort de Quentin Deranque à Lyon en février, lors d’un affrontement impliquant des militants d’ultragauche. Une affaire dans laquelle plusieurs proches du collectif ont été inquiétés par la justice.
Dans sa décision, le Conseil d’État a estimé que la dissolution de la Jeune Garde était "adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public". La juridiction pointe notamment des incitations à la violence et des actions de confrontation dans l’espace public. Des accusations fermement contestées par Raphaël Arnault, qui dénonce une "cabale médiatique" et des "fantasmes" autour de son organisation.
Un combat appelé à se poursuivre
Au-delà du cadre juridique, l’ancien leader du collectif entend désormais inscrire son engagement dans une dynamique plus large. "Le but, c’est que l’antifascisme perdure", a-t-il insisté, alors même qu’une enquête a été ouverte sur une possible reconstitution du mouvement.
