"Beaucoup moins que ce qui était attendu" : à Villeurbanne, Sophie Cruz tacle Cédric Van styvendael sur la sécurité

A trois jours du premier tour, dernières opérations de terrain de pour Sophie Cruz à Villeurbanne. Accompagnée par ses alliés Jean-Michel Aulas et Sylvie Blès-Gagnaire, la candidate Coeur Villeurbannais dévoile son programme sur la sécurité.

A Villeurbanne aussi, les candidats lancent leurs dernières forces dans la bataille. La candidate Coeur Villeurbannais Sophie Cruz a déambulé dans les rues à la rencontre des habitants ce jeudi 12 mars. Elle était accompagnée par ses alliés à Lyon et sur la circonscription, Jean-Michel Aulas et Sylvie Blès-Gagnaire. Après un passage dans le quartier Gratte-ciel, les trois candidats se sont rendus place Grandclément, gangrénée par de multiples fusillades ces dernières semaines, blessant même un individu.

Cédric Van Styvendael (PS), le maire sortant, avait annoncé dans un communiqué vouloir appliquer "la Méthode Tonkin" demandant "à Laurent Nunez des renforts de long terme pour Villeurbanne". L'élu socialiste accorde également une place prééminente à la sécurité dans son programme, promettant notamment de rejoindre l'association des villes engagées contre le narcotrafic qu'Amine Kessaci souhaite créer.

"Avoir une vision globale de la ville"

De son côté, Sophie Cruz dénonce "des actions trop ciblées" de la part de son adversaire. "Il a agi sur le Tonkin, mais il y a toujours des problèmes. Les problématiques de sécurité couvrent l'ensemble de la ville de Villeurbanne. Nous ce que l'on veut, c'est avoir une vision globale de la ville", ambitionne la conseillère régionale, avant d'attaquer le bilan du socialiste en matière de sécurité. "Il a fait beaucoup moins que ce qui était attendu par la population et que ce qui était possible", juge-t-elle.

Si elle est élue, Sophie Cruz fera de la sécurité "une des priorités du programme". A l'instar de Jean-Michel Aulas à Lyon, la candidate souhaite renforcer les effectifs de polices, pour en atteindre entre 140 et 150, contre 75 actuellement. "C'est nécessaire pour irriguer l'ensemble de la ville", justifie-t-elle. Autre mesure en cas d'élection, "continuer de conventionner avec la police nationale, pour lutter contre le narcotrafic." Sophie Cruz propose donc de "coordonner les entités municipales et nationales", dans la lignée de l'"hôtel des polices" voulu par Jean-Michel Aulas.

La conseillère régionale pointe également l'importance des nouvelles technologies "qui nous permettent de contrer cette violence quotidienne", elle cite notamment la vidéosurveillance, l'éclairage des rues ou les boutons d'alerte. Notamment opposée à trois listes de gauche, Sophie Cruz compte bien mettre en avant un programme ambitieux sur la sécurité pour attirer les votes.

"Je reste en position favorable", Jean-Michel Aulas reste confiant à trois jours du premier tour

Interrogé sur le déroulement de la campagne, Jean Michel Aulas s’en est pris à ses adversaires qu’il a qualifiés "de pas très loyaux. On m’avait prévenu que ça volait assez bas au niveau de l’argumentaire. (…) Je reste au dessus de la mêlée", ajoute-t-il. L'ancien président de l'OL a également évoqué ce choix de se lancer dans la politique, après une longue carrière d'entrepreneur : "Je suis heureux car c’est un vrai challenge, et les challenges j’aime les gagner".
Pas de baisse de motivation pour "JMA", qui reste confiant malgré un sondage OpinionWay pour la galaxie Bolloré qui le place à 43 %, contre 35 % pour le maire sortant Grégory Doucet, qui confirme sa belle remontée. "Je reste en position favorable. On a affaire à des professionnels, et nous sommes des amateurs, mais qui veulent rendre heureux les lyonnais", tempère Jean-Michel Aulas. Une confiance inébranlable depuis le début d'une campagne à demi-teinte. Suffira-t-elle à le mener à la victoire le 22 mars prochain ? Premier élément de réponse ce dimanche pour le premier tour.

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