Cabriolet. Seulement quelques semaines avant le mondial de l’automobile à Paris et la présentation du “nouveau design Renault”, la marque au losange ne ménage pas ses efforts et lance la Wind, petit roadster deux places au caractère bien trempé.
Ne l’appelez pas coupé-cabriolet.
Plus grande qu’une Twingo, plus petite qu’une Clio, la Wind est une voiture résolument à part débarquant dans un marché sans réelle concurrence. Commercialisée à partir de 17 500 euros, elle reste bien plus accessible qu’une Lotus Elise dont le ticket d’entrée reste au delà des 37 000 euros. Sans boxer dans la même catégorie, la Wind rejoint le club fermé des petits roadsters passions où le plaisir prend le pas sur le côté pratique contrairement à bon nombre de voitures qui se contentent d’être de simples coupés-cabriolets.
Savoir accepter les sacrifices
Voiture de célibataire ou de couple sans enfants, la Wind exige de nombreux sacrifices de la part de ses acquéreurs. Plus proche du cockpit d’avion, “le poste de pilotage” n’est pas un modèle de visibilité. Il faudra souvent tordre le cou pour vérifier que rien ne surgisse dans les nombreux angles morts qui entourent l’arrière de la voiture. Par ailleurs, il ne faudra pas s’attendre à pouvoir tenir une conversation avec son copilote au delà des 90 kilomètres heure. Heureusement, il suffira de moins de 12 secondes pour déployer le toit rigide sans quitter son siège tandis que des véritables efforts d’étanchéité ont été réalisés pour éviter de transformer le véhicule en piscine roulante. Au final, grâce à sa position de conduite proche du sol et le vent dans les cheveux, la Wind offre des sensations à mi-chemin entre la voiture et la moto.
Intérieur et habitabilité 5/5
Les sièges types baquets enveloppent le corps avec délicatesse, tandis que les plastiques sont d’excellentes qualités. Les pares soleils minimalistes et sans miroirs, refroidiront les plus coquets, cependant mention spéciale pour l’immense boîte à gants qui pourra toujours cacher un très grand sac à main et complétera un coffre petit mais correct pour ce type de véhicule. Excellent point : la Wind embarque de série de nombreux équipements : régulateur/limitateur de vitesse, autoradio CD/MP3, climatisation manuelle, volant et pommeau de vitesse en cuir.
Motorisation 3/5
Les 100 chevaux essence (145 g de CO2 par km bonus neutre) seront le compagnon idéal d’une conduite douce légèrement “pêchue”. Les amateurs de puissance se tourneront vers le moteur 1.6 133 chevaux, commercialisé à 19 500 euros, auquel s’ajoutet malheureusement un malus de 750 euros dû au taux 165 g de CO2 rejetés par kilomètre. Côté consommation mixte, comptez respectivement 6,5 litres au cent pour le 100 ch et 7,5 litres pour le 133 ch.
Comportement routier 3/5
Là encore, tout a été pensé pour une conduite douce, à l’exception des amortisseurs sans doute un peu trop durs et faisant ressentir au conducteur chaque imperfection du bitume. Néanmoins, bien que tenant parfaitement la route lors d’un usage normal, la Wind montre rapidement ses limites dans les épingles abordées un peu trop rapidement.
Verdict
Inclassable, la Renault Wind est une voiture unique en son genre. Elle plaira avant tout à ceux qui souhaitent s’offrir une voiture plaisir sans s’endetter jusqu’à la fin de leur vie. Bénéficiant d’un excellent rapport qualité prix face à une concurrence inexistante, elle demande cependant d’accepter quelques sacrifices. Véhicule passion par excellence, la Renault Wind est avant tout une affaire de “coup de coeur”.
Renault Wind 1.2 TCe 100 chevaux, 17 500 euros, bonus neutre.