Hôtel de région
© Tim Douet

Région: la gauche dénonce le manque d'éthique de l'exécutif Wauquiez

Les élus de l'opposition de gauche au conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes reprochent à Laurent Wauquiez et à l'exécutif un manque de transparence et des conflits d'intérêts.

L'assemblée plénière du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes étudiait hier la "charte éthique" soumise par la majorité menée par Laurent Wauquiez, construite autour de sept engagements : réduction du train de vie des élus, encadrement de leurs déplacements, attitude exemplaire des élus, rémunération en fonction de leur travail, fin des recrutements de complaisance, transparence des subventions, et prévention des conflits d'intérêts. Or, les élus du groupe socialiste démocrate écologiste et apparentés avaient beaucoup à redire sur chacun de ces points.

Le coût de la Californie

Dans un communiqué, ils listent les pratiques de Laurent Wauquiez et de membres de l'exécutif qui contredisent cette charte. D'abord, sur les déplacements, ils pointent un voyage de trois jours en Californie en juillet, dont le coût n'a pas été dévoilé, mais qui, selon eux, aurait atteint 100000 euros. Et de s'inquiéter du prochain déplacement de Philippe Meunier, délégué à la sécurité, en Russie...

Des embauches qui font jaser

Ensuite, après s'être interrogé sur l'entière disponibilité du président de Région (qui est aussi celui du parti Les Républicains), les élus d'opposition dénoncent le recrutement dans les services de la fille du président du conseil départemental du Rhône, et celui d'Ange Sitbon, ancien responsable des élections au sein de LR. "Il a placé Ange Sitbon, comme chef de service à la Région, créant de fait une annexe de son cabinet, dans les services. Les missions de cette cellule ? Veiller, surveiller et attribuer les subventions régionales. Mais sur la base de quels critères ?"

En parallèle, le communiqué des élus de gauche s'insurge contre le manque de transparence dans l'accord des subventions régionales, depuis la dissolution des comités de sélection composés d'élus. Et il regrette le manque d'information des citoyens quant au budget primitif de la Région.

Trois personnalités pointées

Enfin, la question des conflits d'intérêts est mise en avant. Pour Gilles Chabert, conseiller montagne, qui a présenté un plan en faveur des canons à neige. "En tant que Président du Syndicat national des moniteurs du ski français, il a publiquement demandé aux élus de le voter… et lui-même en bénéficiera." Pour Alain Berlioz Curlet, ensuite. Président de la commission économie de proximité, commerce, artisanat et professions libérales, il est aussi président de la Chambre régionale des métiers et de l’artisanat. Qui reçoit des subventions régionales : 85 000€ et 88 000 € en février et mars, rapportent les élus.

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