Le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, et le candidat France Insoumise aux élections métropolitaines, Florestan Groult, ont été aperçus ce dimanche 8 février dans un bar de Lyon, de quoi lancer une polémique à droite, qui dénonce une future "alliance avec l’extrême gauche".
Il aura suffi d’une simple photo pour que la droite lyonnaise y voie le début de négociations en vue des élections métropolitaines. Le président de la Métropole de Lyon et candidat à sa réélection, Bruno Bernard (les Écologistes), et le candidat France Insoumise, Florestan Groult, ont en effet été photographiés à leur insu ce dimanche 8 février dans un bar du 2e arrondissement de Lyon, de quoi échauffer les esprits à quelques semaines du scrutin.
"Le débat pour les Grands Lyonnais, c’est après. Ou jamais"
Différents élus de droite n'ont pas tardé à commenter cette rencontre entre Bruno Bernard et Florestan Groult, qui se trouve également être vice-président aux Sports. Pour Pierre Oliver (les Républicains), maire du 2e arrondissement, il s'agit d'une photo "révélatrice", préfigurant une alliance entre les deux candidats lors du second tour. Le maire LR d’Écully, Sébastien Michel, a de son côté estimé qu’une alliance avec la France Insoumise était "déjà verrouillée." Et d’ajouter : "Le débat pour les Grands Lyonnais, c’est après. Ou jamais."
Même son de cloche du côté d’Allan Bouamrane, secrétaire général de Renaissance dans le Rhône qui s’interroge : "Avant même le 1er tour, déjà en train de négocier l’alliance avec l’extrême-gauche LFI, Bruno Bernard ?"
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"Images sorties de leur contexte"
Mais si les deux hommes étaient réunis ce dimanche, c’est parce qu’ils étaient présents ce matin au gymnase Louis Chanfray, dans le quartier de Confluence, où Domfit organisait plusieurs activités sportives en présence de 100 personnes, dont une vingtaine de sourds et muets, en partenariat avec la Métropole de Lyon.
Évidement, ce début de (fausse) polémique n’a pas manqué de faire réagir les concernés, à commencer par Bruno Bernard. "Ce qui pose question aujourd’hui, ce n’est pas un café pris le matin, c’est l’exploitation d’images prises à l’insu des personnes et sorties de leur contexte", dénonce-t-il dans une réponse transmise à notre rédaction. Et d’ajouter : "Cette pratique dit quelque chose de l’état de notre débat public, et d’une conception de plus en plus limitée des libertés et des droits, y compris du droit au respect de la vie quotidienne, celle des habitants comme celle des élus."
Et de conclure : "Quand on commence à considérer normal d’espionner le quotidien des autres pour fabriquer de la polémique, c’est un seuil démocratique qui est franchi. Pour ma part, avec l’union de la gauche et des écologistes, je continuerai à défendre un débat politique fondé sur les idées, les projets et le respect des personnes."
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