Michel Mercier
© Tim Douet

Michel Mercier officiellement nommé membre du Conseil constitutionnel

Malgré les révélations sur l’emploi de ses deux filles en tant qu’assistantes parlementaires et malgré son bilan au conseil général du Rhône, la nomination de Michel Mercier au Conseil constitutionnel vient d’être validée par la commission des lois du Sénat.

Sans surprise, la commission des lois du Sénat, dans laquelle il siège, vient de valider ce mercredi la nomination de Michel Mercier au Conseil constitutionnel. L’ancien ministre de la Justice a récolté 22 voix sur les 29 suffrages exprimés. Fraîchement élu, Michel Mercier fait face à des révélations du Canard enchaîné sur l’emploi de ses deux filles en tant qu’assistantes parlementaires.

L’ancien président du conseil général du Rhône aurait employé à temps partiel sa fille Delphine entre septembre 2012 et avril 2014 alors que celle-ci vivait à Londres. Des révélations qui l’ont obligé à s’expliquer devant ses pairs ce mercredi. “C’est tout à fait exact que j’ai employé une de mes filles d’août 2012 à avril 2014 parce qu’à l’époque je menais des dossiers d’ordre culturel très difficiles et qu’elle avait toutes les compétences”, a-t-il déclaré, rapporte l’AFP. “Elle était domiciliée à l’époque en France”, a-t-il ajouté. Une information contredite par la fiche de renseignement de cette dernière, publiée par le Canard.

L'ancien garde des Sceaux devient Sage

Comme nous l’écrivions la semaine passée, Michel Mercier est aussi connu dans le Rhône pour le lourd héritage qu’il a laissé au conseil général du Rhône, pour partie transféré à la métropole de Lyon. Emprunts toxiques, projets jamais réalisés, budgets qui explosent, département au bord de la banqueroute, les années Mercier ont marqué au fer rouge les comptes publics de ces deux collectivités.

Michel Mercier siégera au Conseil constitutionnel jusqu’en 2022. Il y prend la place de Nicole Belloubet, devenue ministre de la Justice. Ironie du sort, en tant que “Sage”, Michel Mercier aura la charge de valider ou non la loi de moralisation de la vie publique portée par la nouvelle garde des Sceaux.

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