Bruno Bernard lors de ses voeux le 30 janvier, entouré notamment de Grégory Doucet et Marie-Charlotte Garin. (@Nathan Chaize)

"Je préfère le sérieux à l'esbroufe" : devant ses militants, Bernard défend son bilan et promet "une nouvelle étape"

Le président sortant de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard a présenté ce vendredi ses voeux devant ses militants, à moins de deux mois des élections.

Candidat à sa réélection, Bruno Bernard a présenté ses voeux ce vendredi à la piscine du Rhône à Lyon. Entouré de l'ensemble des têtes de liste de l'union de la gauche et des écologistes (hors Insoumis) ainsi que du maire de Lyon, Grégory Doucet, le président de la Métropole de Lyon a défendu le bilan de ses six années de mandat et attaqué son opposante directe, Véronique Sarselli, et son allié, Jean-Michel Aulas. "Comment peut-on prétendre diriger la Métropole de Lyon quand on est élue depuis douze ans à la tête d’une commune qui bloque la construction et préfère payer un million d'euros de pénalités en 2026 plutôt que de construire", a-t-il ainsi lancé sous les applaudissements du public.

"Comment peut-on prétendre diriger la Métropole de Lyon quand on est élue depuis douze ans à la tête d’une commune qui bloque la construction"

Défendant "une nouvelle étape avec une équipe renouvelée", l'écologiste a fait valoir "le choix d'un projet collectif, tourné vers l'avenir", "là où d'autres invoquent la société civile mais mettent en avant des élus et anciens élus en majorité". Un discours résolument ancré à gauche, où l'écologie n'a tenu qu'une place marginale, dont les sujets de logement, d'égalité territoriale et de justice sociale ont été les têtes d'affiche.

Bruno Bernard n'a par ailleurs pas manqué de dénoncer "les discours caricaturaux, accompagnés de fake-news", émanant d'adversaires selon lui "prêts à raconter n'importe quoi". "Je préfère les chiffres et le rationnel aux promesses impossibles ou aux propositions approximatives. Je préfère le sérieux à l’esbroufe. La sincérité et la franchise à l’hypocrisie et au pipeau", a-t-il lancé, monté sur scène après plusieurs prises de parole.

Plus tôt, c'est Kheira Boukralfa, tête de liste sur la circonscription Lyon-Centre et à l'initiative de la tribune qui avait introduit la candidature de Bruno Bernard à un second mandat qui a ouvert cette soirée de voeux en forme de meeting. Se sont ensuite succédés trois signataires de la société civile, qui ont notamment défendu "une Métropole qui protège, qui relie et permet à l'ensemble de ses habitants de vivre sans craindre demain".

Marie-Charlotte Garin dénonce "le grand enfumage du ni de droite ni de gauche"

Très appréciée à gauche et acclamée par le public, la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, désignée tête de liste sur la circonscription Lyon Sud Est a appelé à la mobilisation "pour une Métropole qui construit l'égalité plutôt que le profit de quelques uns", invoquant son expérience à l'Assemblée nationale face au "grand enfumage du ni de droite ni de gauche" qui serait surtout du "pas du tout de gauche et du très très à droite". Un tacle appuyé à l'ex-président de l'OL, Jean-Michel Aulas, sans étiquette mais soutenu et allié à une écrasante majorité d'élus de droite.

Bruno Bernard avait aussi choisi de faire monter sur scène la maire socialiste de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, convoitée par le patron de Grand Coeur Lyonnais qui s'était rendu à ses voeux et l'avait fait savoir publiquement. Celle qui devra affronter les Insoumis dans sa commune a retenu ses coups contre le binôme Aulas-Sarselli, s'attelant plutôt à défendre ardemment le bilan de l'exécutif sortant, et formulant "un voeux de victoire et de fraternité". Maire d'une ville "dont les habitants sont ceux de la première ligne", Hélène Geoffroy s'est ainsi félicitée d'avoir participé à "répare(r) des injustices de plusieurs décennies", avec l'arrivée du tramway T9 au Mas du Taureau, et celles, à venir, du T10 à Saint-Fons et du T8 à Bron et Saint-Priest.

Bruno Bernard a enfin dressé le portait d'un élection où s'affrontent "deux visions". La sienne, qu'il a détaillé à travers son programe déjà présenté en partie à la presse, de la création d'un nouveau tramway pour le plateau nord de l'agglomération, à l'encadrement du foncier et le renforcement de l'encadrement des loyers et du déploiement du Bail réel solidaire. En face, la vision "de Laurent Wauquiez" juge-t-il, et d'un "candidat de droite" à la mairie de Lyon, Aulas, "qui ne veut plus accepter la mise à l’abri des enfants dans les écoles de la ville" et qui "pour essayer de justifier qu’il n’est pas seulement de droite, essaye de faire croire qu’il était responsable de l'Unef à Lyon pendant mai 68".

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