Agnès Marion
© Tim Douet

Élections européennes : tribune de Agnès Marion

Après le débat organisé ce mercredi soir par Lyon Capitale et Sciences Po Lyon, nous avons proposé aux candidats présents de publier une tribune à quelques jours de l'élection européenne. Agnès Marion (Rassemblement national) est la deuxième après Véronique Trillet-Lenoir à nous envoyer sa tribune.

Que jouons-nous dimanche 26 mai pour cette nouvelle élection européenne ? 60 ans après sa création, l’Union européenne, gouvernée de concert par le groupe PPE, dans lequel siègent les Républicains, et les socialistes, reste une construction idéologique obsolète, froide et technocratique, laboratoire de la doctrine mondialiste, ruineuse de l’identité des peuples, allergique à leur liberté, toujours plus déconnectée, toujours plus arbitraire.

L’Europe d’Emmanuel Macron est dans cette continuité : une Europe de la concurrence déloyale, une Europe des traités de libre-échange qui ruinent nos économies et nos protections, une Europe des lobbies et de la finance, une Europe de l’immigration dérégulée, une Europe du multiculturalisme.

Notre ambition est simple : sauver l’Europe de l’Union Européenne.

A revers de l’Union Européenne, nous défendons une Europe enracinée, forte des identités des peuples qui la composent, respectueuse de leur liberté, héritière en pleine conscience d’une civilisation millénaire qui a porté au plus haut des valeurs telles que la liberté, la justice, le respect des femmes ou la laïcité. Cette civilisation dont nous sommes, nous tous Européens, les dépositaires est le socle sur lequel construire l’alliance européennes des nations libres. Or, les défendeurs de l’Union Européenne déploient une énergie singulière à déconstruire tout ce que nous avons reçu et qui fonde la singularité de nos nations. Ils s'attaquent méthodiquement à toutes les permanences de nos sociétés, les dénonçant comme des aliénations de la liberté, des pollution de la nature ou des attitudes discriminatoires.

Mais, ne leur en déplaise, nous ne voulons pas mourir. Et, nous ne sommes pas seuls. Italiens, Allemands, Hollandais, Hongrois, Polonais, Tchèque, Danois, etc., nous sommes tous des européens qui ne voulons pas mourir. Nous n'accepterons jamais de devenir les esclaves d'un modèle économique qui nous considère comme un simple capital humain à affecter, à allouer, à déplacer, en fonction de son rendement maximum. Nous refusons de devenir les esclaves d’un marché qui n’admet et ne valorise les personnes que comme des consommateurs ou des producteurs !

L’enjeu du scrutin de dimanche est aussi national  : si Emmanuel Macron arrive en tête de cette élection il va se sentir légitimé pour accélérer les réformes sociales qu’il a commencées à mettre en œuvre. Les Français qui se sont battus pour obtenir des avancées, et notamment des avancées sociales, ont tout à craindre s’il arrive en tête : il pourra revenir sur ce qu’il a concédé suite au mouvement des Gilets Jaunes, accélérer le matraquage fiscal et la casse sociale. Pour ne pas rayer d’un trait de plume la fierté et la dignité qui ont mis des Français dans la rue pendant 27 semaines, ce dimanche 26 mai, c’est cette fois dans les urnes que les Français doivent signifier à Emmanuel Macron qu’ils ont bel et bien relevé la tête !

Lire aussi la tribune de Véronique Trillet-Lenoir.

Lire aussi la tribune de Benoit Schneckenburger

Lire aussi la tribune de Pierre Larrouturou

Lire aussi la tribune Michèle Rivasi et Grégory Doucet

Élections du 26 mai – Quelle Europe veulent les candidats aurhalpins  ?

 

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