Sur France Inter ce mercredi matin, Gérard Collomb s'est justifié sur sa position de cumul des mandats, alors qu'il est épinglé par le magazine L'Express.
Pointé par L'Express qui lui décerne la 6e place des cumulards français, le maire de Lyon a dit ce mercredi matin "assumer" cette position, dans un entretien accordé à France Inter depuis la Sucrière. "On est dans une République française extrêmement centralisée et le poids des élus locaux est très faible. Si je n’avais pas été sénateur, sans doute cette loi (sur la décentralisation, ndlr) n'aurait pas vu le jour (...) il faut tout le poids que vous avez quand vous êtes maire d'une grande ville pour faire passer des idées".
Il choisirait Lyon
Il a ensuite relativisé les autres cumuls : "maire et président du Grand Lyon, les choses vont ensemble. La présidence de cette société d'économie mixte qui a construit cette Confluence, c'est une fonction qui va naturellement avec celle du Grand Lyon", a-t-il observé. Néanmoins, il a rappelé que si une loi venait réglementer le cumul des mandats, Gérard Collomb choisirait la mairie de Lyon.
Cette interview a été l'occasion de rappeler ses distances avec le parti socialiste en vue de la prochaine campagne pour les élections municipales. "J’essaie de repenser un socialisme contemporain. Je ne veux pas m’enfermer dans des pensées qui peuvent me sembler datées (...) On voit bien aujourd’hui qu’il faut inventer un nouveau modèle. Si le gouvernement est à la peine, c’est que nous n’avons pas eu cette réflexion par le passé". Interrogé pour savoir si le logo du PS figurerait ou non sur ses affiches de campagne, Gérard Collomb est resté évasif, déclarant simplement "essayer d’avoir une pensée originale"."C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source", a-t-il lancé, citant Jaurès.
c'était sur France Culture !
Oser parler de centralisation excessive après plus de 30 ans de de décentralisation calamiteuse qui a vu la constitution de nombreuses baronnies il n'y a que notre 'sarkoziste 'lyonnais pour l'affirmer sans rire ! Il s'assume bien évidemment puisqu'il est le bénéficiaire d'une démocratie confisquée par une partie de la classe politique dont il est l'exemple le plus parfait. Avec de telles pratiques boulevard pour l'extrême droite !
Il faut imposer l'interdiction rigoureuse de tout cumul de mandat dont la durée maximum doit être de 5 ans et pas plus de deux fois le même mandat au cours d’une vie publique...Si le bien public est une vocation, la politique n’est pas une « carrière ». Le cumul des mandats, les effets de cour, les facilités du pouvoir et de l’argent public sont des dangers contre lesquels il faut lutter, si l'on veut sauver ce qu'il reste de la démocratie il faut interdire d’urgence à Mr. COLLOMB de cumuler.