Un homme de 39 ans accusé d'avoir drogué et violé sa compagne a été reconnu coupable devant la cour criminelle du Rhône et condamné à 15 ans de prison ce vendredi 13 juin.
Des viols qui se sont étendus de 2015 au 13 juin 2023, date à laquelle l'accusé a été interpellé au domicile conjugal. Pendant près de dix ans, cet ancien garde du corps a commis des actes proches de ceux de Dominique Pelicot, en droguant et violant sa compagne et en la filmant à son insu, avant de partager les images sur des conversations en ligne. Jugé devant la cour criminelle du Rhône jeudi et vendredi, l'homme de 39 ans a finalement été reconnu coupable de tous les faits qui lui ont été reprochés, et condamné à 15 ans ferme de réclusion criminelle. L'avocat général avait requis 12 ans, mais la cour a tenu a marquer "la gravité des faits".
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L'enquête qui le visait remonte à l'arrestation, le 12 septembre 2020, de Dominique Pelicot dans un supermarché de Carpentras : dans son téléphone, les gendarmes étaient alors tombés sur des échanges avec ce fameux individu, lui proposant de venir à Lyon, afin de droguer et de violer sa femme. Au cours de cet échange, Dominique Pelicot avait également offert ses conseils à l'accusé, se plaçant, comme l'a dit l'avocat général ce vendredi, "en gourou averti à ce nouvel adepte". "Je vous suis à la lettre", avait-il alors répondu à son interlocuteur.
Lors de la perquisition à son domicile en 2023, de nombreux clichés montrant "sa femme dénudée" avaient été retrouvés dans son téléphone, selon les enquêteurs. Des vidéos prises "dans l'intimité de leur chambre" et à l'aide d'une caméra cachée, précisaient-ils. Et ce, depuis le début de leur relation en 2015.
Retrait de l'autorité parentale
En plus d'un suivi socio-judiciaire et une obligation de soin, le "disciple" de Pélicot s'est vu retirer l'entièreté de l'autorité parentale sur le fils qu'il avait eu avec cette compagne, rapporte le Progrès.
Depuis le début de l'affaire, cet homme désormais coupable a livré neuf versions différentes, niant d'abord de l'avoir "jamais droguée", puis reconnaissant ce vendredi en début d'après-midi avoir "à deux reprises, administré des cachets à sa compagne". "Aujourd'hui, je dis la vérité, a-t-il finalement admis. (...) Je ne me reconnais pas dans ce que j'ai fait. Je vous demande pardon, à Véro (prénom d'emprunt), à mes enfants, à sa famille. J'avais tout, j'ai tout détruit."
