Deux plaintes ont été déposées en juillet par des personnes mises en examen pour la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon. Elles visent des militants d’ultradroite pour des faits de violences.
Deux des mis en examen pour la mort du militant identitaire Quentin Deranque, à Lyon, ont déposé plainte ce mois-ci contre des militants d’ultradroite pour "violences", révèlent nos confrères de France Inter. L’une des plaintes émane de Jacques-Élie Favrot, ancien assistant parlementaire du député de La France insoumise Raphaël Arnault. Ce dernier porte plainte pour "violences avec préméditation, en réunion, avec armes et dissimulation du visage", contre 15 militants identitaires présents lors des affrontements survenus en marge de la conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon le 12 février.
Pour rappel, sur une vidéo tournée le jour des faits, on pouvait apercevoir deux bandes s’affronter : un groupe d’une dizaine de personnes, probablement issues de l’ultragauche, et un autre groupe d’une dizaine d’individus issus de l’ultradroite. Lynché aux alentours de 18 heures, Quentin Deranque ne sera pris en charge qu'à 19 h 50 sur le quai Fulchiron (5e arr.) après avoir parcouru deux kilomètres. Il décédera deux jours plus tard.
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Deux procédures en cours
À ce stade, deux procédures pénales sont en cours. La première concerne l’information judiciaire sur la mort de Quentin Deranque. Neuf personnes sont mises en examen, dont huit pour homicide volontaire, et Jacques-Élie Favrot, mis en examen pour complicité de meurtre par instigation. La deuxième procédure est une enquête préliminaire sur les violences commises par les militants identitaires le 12 février, indiquent encore nos confrères.
Plusieurs membres de l’ultradroite interpellés en mars
Fin mars, onze membres de l’extrême droite lyonnaise avaient été interpellés et auditionnés, dont Eliot Bertin, fondateur du groupuscule Lyon Populaire. Ce dernier avait ensuite été placé en détention provisoire pour s’être rendu à la marche blanche en hommage à Quentin Deranque, alors qu’il faisait l’objet d’un contrôle judiciaire. Il est également le compagnon d'Aliette Espieux, organisatrice de la marche pour Quentin Deranque le 21 février, ancienne candidate du Rassemblement national et figure des mouvements anti-avortement.
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Et pendant ce temps, toujours pas de cous de psychologie dans toutes les écoles pour expliquer que la violence n'est pas du côté de la force mais de la frustration, de l'impuissance à trouver les mots, à trouver les arguments pour convraincre.
Les marchands d'armes se frottent les mains...