rue de la République piétons piétonne
Plusieurs rues de Lyon vont être piétonnisées. (© Tim Douet)

Piétonnisation de Lyon, les élus marchent à reculons (et sur la tête)

Edito - Le climat a le vent en poupe. Les élus en ont eu vent. Du coup, chacun y va de sa promesse... de campagne. Où se presse la presse (qui ne tombe pas dans le panneau).

Le rat des villes doit aspirer à muter rat des champs. Le béton doit se peupler de végétaux. La ville doit verdir. Gérard Collomb annonce un plan de végétalisation pour le moins végétatif (dans le sens mou). David Kimelfeld réplique avec une piétonnisation de la Presqu'Ile une fois par mois qui rappelle les journées sans voiture mises en place à Lyon par Gérard Collomb il y a... 18 ans (et enterrée en 2005). Et ce dernier de dire récemment que s'il lançait la piétionnisation, ce serait une révolution – dans son acception de révolte, d'insurrection.

N'est-ce pas justement une révolution, au sens de bouleversement, de changement, d'évolution dont Lyon a besoin ? Lors d'un récent échange avec Lyon Capitale, Valérie Disdier, urbaniste de formation, aujourd'hui en charge de la valorisation et de la médiation des projets scientifiques de l'École urbaine de Lyon, avançait l'idée d'une piétonnisation quotidienne chaque après-midi, le matin étant inchangé de manière à laisser travailler les livreurs.

N'est-on pas à l'aube d'une nouvelle ère ? Lyon a gagné le pari de l'attractivité. Les élus doivent comprendre que le curseur doit désormais être déplacé pour prendre en compte les préoccupations actuelles. Le climat se détraque et les élus craquent. Le vent tourne, le parfum politique, lui, est éventé. Messieurs les élus, un peu d'audace, d'ambition et de prise de risque ! C'est le courage, l'originalité et le culot que poursuivent les Lyonnais.

"La grande leçon de la vie, c'est que parfois, ce sont les fous qui ont raison" Winston Churchill.

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