Une de Lyon Capitale n°790 (Juillet-Août 2019)

Du côte à côte au face à face - L'éditorial de juillet-août

C’est peu dire qu’à Lyon Capitale nous n’avons guère épargné Gérard Collomb. Parce que depuis des années il est l’homme fort, le personnage central de la vie politique lyonnaise et métropolitaine. Ces joutes démocratiques ont toujours été bien comprises de part et d’autre et il me semble que si parfois nous avons eu la dent dure, nous ne nous sommes jamais vautrés dans le caniveau.

Depuis quelques mois, avec son retour dans la capitale des Gaules et après une expérience comme numéro deux du gouvernement Philippe, la situation s’est très nettement compliquée. Pour l’abattre, ceux qu’il a fait élire à la Ville et à la Métropole n’ont pas hésité à fouiller dans les poubelles. Mais le bilan est mince : son ex-compagne aurait ainsi bénéficié d’heures supplémentaires à la Ville de Lyon, où elle est employée – agente de catégorie C – depuis trente ans, pour un salaire de moins de 1 500,00 €…

La justice est saisie, mais on peut déjà l’affirmer sans crainte d’être démenti : Collomb n’est pas Balkany et tous ceux qui le connaissent un peu savent que ce n’est pas un homme d’argent. Après Michel Noir – et en oubliant la parenthèse somnolente de Raymond Barre – il a continué à transformer Lyon pour en faire une métropole européenne attrayante ; tous les citoyens honnêtes, quelles que soient leurs accointances politiques, s’accordent sur ce point.

Par conséquent, que l’on ne compte pas sur nous pour participer aujourd’hui à cette curée totalement indécente, orchestrée de façon méthodique par ses anciens amis – si tant est que ce mot ait le moindre sens en politique. Pas de flagornerie non plus, ce n’est pas notre genre. Mais une enquête sérieuse – assez complète sinon exhaustive – sur ce qui s’est passé et sur les enjeux futurs. Un futur très proche.

Gageons que si monsieur Macron n’a rien d’un humaniste, il saura peser le pour et le contre et finira par soutenir celui qui a cru en lui dès le début. Gérard Collomb a parfois été critiqué en tant que ministre de l’Intérieur. Et puis, un matin, la France s’est réveillée avec Christophe Castaner. Autant dire qu’elle a chuté de plusieurs divisions.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut