Le président écologiste de la Métropole de Lyon, candidat à sa réélection, considère au sujet d'une éventuelle alliance avec LFI qu'"on ne change pas d'avis tous les jours à chaque nouvelle actualité".
Quelques jours après la mort du militant d'ultra-droite Quentin Deranque, lynché à mort jeudi 12 février à Lyon en marge d'une conférence de Rima Hassan à Science Po, la candidate LR à la Métropole de Lyon, affiliée à Jean-Michel Aulas, Véronique Sarselli a appelé Bruno Bernard à clarifier son positionnement vis-à-vis de La France insoumise.
"Je comprends que plutôt que de parler de projets, (Véronique Sarselli) préfère aller sur des sujets politiques pour occuper l'espace"
"L’exigence de transparence vis-à-vis des Grands Lyonnais lui impose de dire dès maintenant si, au soir du premier tour, il envisage ou non un accord avec La France insoumise pour conserver le pouvoir métropolitain", écrit la candidate Grand Coeur Lyonnais, alors que deux assistants parlementaires du député insoumis Raphaël Arnault ont été placés en garde à vue. Ce dernier est par ailleurs le fondateur de la Jeune garde, groupuscule antifasciste dissous dont plusieurs anciens membres sont suspectés d'avoir participé au lynchage du militant d'ultra-droite.
Interrogé ce jeudi à l'occasion d'une conférence de presse de présentation de son projet de tramway pour le plateau nord, le président sortant a d'abord redit ses "pensées pour la famille" de Quentin Deranque, indiquant : "Si je partage le combat contre l'extrême droite rien ne justifie la violence". L'écologiste a par ailleurs dénoncé ce qu'il considère être une diversion de sa principale adversaire. "Je lui ai demandé le 5 janvier comment elle comptait financer son tunnel, je n'ai pas eu de réponse. Je comprends que plutôt que de parler de projets, elle préfère aller sur des sujets politiques pour occuper l'espace, plutôt que de parler de ce qui intéresse les habitants", a ainsi déclaré Bruno Bernard.
"Je considère que le temps politique nécessite une réflexion sur le temps long, on ne change pas d'avis tous les jours à chaque nouvelle actualité"
Sur une éventuelle alliance avec le camp insoumis au second tour, l'élu écologiste a plutôt botté en touche, tout en rappelant que le parti de Jean-Luc Mélenchon "a fait le choix de préparer l'élection présidentielle", en présentant une liste portée par Florestan Groult, pourtant vice-président aux sports de Bruno Bernard. "Je considère que le temps politique nécessite une réflexion sur le temps long, on ne change pas d'avis tous les jours à chaque nouvelle actualité", a poursuivi le président écologiste.
Bruno Bernard ne s'exprime donc pas clairement sur son positionnement vis-à-vis de la France insoumise avec laquelle il n'écarte pas explicitement une alliance au second tour. Le président sortant a toutefois déclaré que selon lui, "une personne condamnée pour violences ne doit pas être élue. Je n'accepterais pas d'avoir un élu condamné pour violences dans mon groupe", a-t-il précisé au sujet de Raphaël Arnault.
