© Jean-Louis Fernandez

"Fraternité" aux Célestins : une ode à l'humanité conjuguée au futur

Célébrée au dernier festival d’Avignon, couverte d’éloges par la critique, Fraternité, la dernière création de Caroline Guiela Nguyen, fait étape aux Célestins.

Après Elle brûle, Le Chagrin et Saïgon, trois passionnés et passionnants spectacles présentés au théâtre de la Croix-Rousse, la compagnie des Hommes Approximatifs, menée par Caroline Guiela Nguyen, investira le théâtre des Célestins avec sa nouvelle création, Fraternité.

Un titre qui n’étonnera pas ceux qui suivent cette artiste. Lors de son dernier passage à Lyon, elle nous avait ainsi présenté son travail : “Il y a une dimension collective essentielle, même si nous ne sommes pas un collectif mais une compagnie. L’idée est vraiment de créer ensemble. Chaque personne ayant un outil de création participe à l’ensemble de l’écriture du spectacle. La compagnie regroupe des personnes qui sont à l’extérieur du plateau (créateur son, créateur lumière, scénographe, costumier, dramaturge…) qui, sur chaque projet, invitent des comédiens à créer un spectacle.”

Fraternité n’échappe pas à la règle, il a été conçu collectivement. Mais là où Saïgon nous plongeait dans les cuisines d’un restaurant vietnamien, là où Elle brûle et Le Chagrin investissaient des espaces familiaux en pleine crise, Fraternité nous emmène dans un futur pas forcément lointain.

En effet, tout commence en 2021 avec la disparition mystérieuse d’une partie de l’humanité lors d’une éclipse. Face au vide abyssal, les humains décident de cultiver l’absence, d’en prendre soin collectivement. Un nouveau type de lieu s’invente : les “Centres de Soin et de Consolation”.

C’est au cœur de l’un d’entre eux que se situe le spectacle. Un endroit où l’on tente de combler le manque, de lutter contre l’écoulement du temps. Où les êtres humains se rassemblent pour panser ensemble leurs blessures… Dans cette sorte de dystopie, Caroline Guiela Nguyen creuse les sentiments humains, d’autant plus forts qu’ils sont confrontés au deuil. On y retrouve sa vision fraternelle, son inébranlable foi en l’humanité.


Fraternité, conte fantastique – Aux Célestins du 8 au 15 janvier (les représentations du 6 et 7 janvier initialement prévues sont annulées) 


 

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