Le groupe d'opposition de la Région Auvergne-Rhône-Alpes dénonce le vote de subventions en faveur de la Fête des Lumières à Albertville et de la restauration d'un escalier de la cathédrale du Puy-en-Velay.
Une réunion d'urgence qui fait polémique. Le groupe réunissant socialistes, écologistes et démocrates s'en prend à l'exécutif régional. En cause, une réunion d'urgence convoquée ce jeudi 18 février par le président LR de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, soit "deux semaines après la dernière commission permanente", explique l'opposition.
Durant cette réunion imprévue, deux subventions seront soumises aux votes : "350 000 euros pour la réfection du grand escalier et du logis des Clergerons de la cathédrale du Puy-en-Velay, et jusqu’à 2,7 millions d’euros pour la Fête des Lumières régionale à Albertville, dans le cadre du retour du drapeau olympique en vue des Jeux d’hiver de 2030". Une somme incompréhensible pour la gauche, qui fustige des dépenses, "décidées dans la précipitation, et qui contrastent avec les urgences réelles de notre territoire".
Une incohérence dans la décision et dans la méthode
L'opposition évoque une économie locale "fragilisée", alors que des entreprises sont sous le coup d'une fermeture et "des emplois en jeux", clame-t-elle en citant les cas de Tesseire, Bosch ou Combelle. "Aucune aide ne leur est actuellement apportée", déplore le groupe. En raison de la "non-urgence des sujets", une demande de report de ces deux subventions jusqu'à la prochaine commission permanente ordinaire du 3 avril a été effectuée, précise le communiqué de presse.
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Dans son communiqué, le groupe Écologistes, socialistes et démocrate qualifie ces subventions d'incohérentes, notamment parce que l'exécutif régional "justifiait la suppression de 486 000 euros destinés aux stagiaires de l’AFPA (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) au motif d’un "contexte financier national particulièrement contraint", il y a quelques jours.
La méthode utilisée par la majorité régionale est également remise en cause par l'opposition. En effet, celle-ci avait demandé à plusieurs reprises la tenue d'une commission permanente extraordinaire dans le but de "soutenir les communes touchées par les inondations d’octobre 2024 ou Modane et Fourneaux, frappées en juin 2025". De quoi interpeller sur les "priorités de l'exécutif" attaque le groupe de gauche.
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