A Lyon, lieu où Quentin Deranque a été agressé. (Stéphane GUIOCHON / MAXPPP)

Mort de Quentin Deranque à Lyon : la garde à vue de neuf suspects prolongée de 24 heures 

Le parquet de Lyon a indiqué que la garde à vue de neuf suspects potentiellement impliqués dans l’agression, et la mort, du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon la semaine dernière a été prolongée de 24 heures.  

Une semaine après les faits, l’enquête se poursuit. Mercredi, le parquet de Lyon a indiqué dans un communiqué avoir prolongé de 24 heures la garde à vue "des neuf personnes interpellées" mardi soir "dans le cadre de l’affaire relative au décès de Quentin Deranque", militant nationaliste de 23 ans agressé le 12 février en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. 

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Sept personnes en garde à vue pour "homicide volontaire"

Pour rappel, onze personnes ont pour l’heure été interpellées, dont deux collaborateurs du député insoumis Raphaël Arnault et un ex-stagiaire. "Sept d’entre elles sont actuellement placées en garde à vue pour les chefs d’homicide volontaire, violences aggravées de trois circonstances avec ITT inférieure à 8 jours et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement", a encore indiqué le parquet. Et d’ajouter : "Les quatre autres personnes gardées à vue, le sont, du chef de mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches".

Dans le détail, il s’agit de huit hommes et de trois femmes, tous âgés d’une vingtaine d’années. Ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l'Aisne. Parmi eux se trouvent donc deux proches du député LFI Raphaël Arnault : ses assistants parlementaires Jacques-Élie Favrot et Robin C., embauché à l'Assemblée nationale sous le pseudonyme "Robin Michel". Âgé de 24 ans, il est soupçonné d’avoir hébergé et porté assistance à un autre des individus arrêtés, Adrian B., qui pourrait être lié au drame, comme l’ont révélé nos confrères du Parisien et BFMTV. Selon l’avocat de Jacques-Élie Favrot sur BFM TV, ce dernier serait "dévasté" et "reconnaît des violences" envers Quentin Deranque, mais nie toute implication dans son "meurtre".  

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L’accès à l’Assemblée nationale également interdit à Robin C. 

Comme elle l’avait fait lundi pour Jacques-Élie Favrot, la présidente de l’Assemblée nationale a également annoncé mercredi soir sur X suspendre ses droits d’accès du palais Bourbon à Robin C. "connu sous le nom de Robin Michel en sa qualité de collaborateur du député Raphaël Arnault" et indique par ailleurs que "toute autre mesure ne peut être prise à son encontre que par son député-employeur". Yaël Braun-Pivet précise toutefois que "le contrat de travail de M. Robin C. a été établi avec son député-employeur sous son vrai nom" et que c’est bien Raphaël Arnault "qui a demandé à ce que puisse être utilisé un nom d’usage sur les documents publics liés à ses fonctions". Et d’ajouter : "Des vérifications de sécurité ont été faites préalablement à l’embauche de ce collaborateur sur la base de son nom réel et de son nom d’usage".

Elle annonce enfin que "les contrats de l'ensemble des collaborateurs" vont être "examinés par les services de l'Assemblée et à ce que soit mis fin immédiatement à de telles pratiques".

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