Brahim Bouchelaghem © Eric Lovino
Brahim Bouchelaghem © Eric Lovino

Danse : Brahim Bouchelaghem résiste à l’usure du corps

Originaire de Roubaix, où il a créé sa compagnie, Zahrbat, Brahim Bouchelaghem est un (très grand) danseur de hip-hop, mais pas que. On le retrouve avec bonheur au festival Karavel !

Brahim Bouchelaghem collabore depuis de nombreuses années avec Kader Attou et Mourad Merzouki, tout en développant une recherche personnelle qui va au-delà du hip-hop, marquée par sa rencontre avec Carolyn Carlson à l’époque où celle-ci dirigeait le centre national chorégraphique de Roubaix. Programmé au festival Karavel, qui va battre son plein tout le mois d’octobre dans la région, il présente Usure, une pièce qui explore la notion d’usure du corps, non pas tant pour évoquer le vieillissement du danseur que pour montrer la résistance d’un corps capable de transformer et de régénérer le mouvement.

Un guerrier qui continue de danser

“L’usure, dit Brahim Bouchelaghem, est un cadeau du temps, comme une nouvelle ressource pour se réinventer et aborder le processus créatif autrement.” Six interprètes seront avec lui sur scène, portés par une musique électro avec une pièce faite de tableaux qui amènent une gestuelle douce et une forte présence des bras. Le chorégraphe utilise le principe du mouvement répétitif qui justement, à force d’être répété, change, évolue, se renouvelle au cœur d’un corps qui sait s’adapter et continue de danser. Si beaucoup de danseurs se demandent combien de temps ils vont pouvoir danser, Brahim Bouchelaghem, âgé de 46 ans, fait figure – comme ceux de sa génération – de guerrier démontrant qu’il résiste, qu’il ira encore au combat et qu’il reste !


Brahim Bouchelaghem / Usure – Mardi 16 octobre à 20h30 à l’espace Albert-Camus (Bron)

Dans le cadre du festival Karavel

[Article publié dans Lyon Capitale n°781 – Octobre 2018]

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