Contrôle du pass sanitaire @WilliamPham

Un couple mis en examen à Lyon aurait écoulé plus de 1 000 faux pass sanitaires

Installé en périphérie de Lyon, un couple est soupçonné d’avoir émis plus de 1 000 faux pass sanitaires en usurpant le compte professionnel d’une infirmière exerçant en Gironde. Les deux suspects viennent d’être mis en examen et l’homme a été écroué à titre provisoire dans l’attente de son procès. 

Suspecté d’avoir émis plus d’un millier de faux pass sanitaire, un couple originaire de la banlieue lyonnaise a été mis en examen cette semaine par le parquet de Lyon après avoir été interpellé mardi. L’enquête qui a permis d’arrêter ces deux Lyonnais a été menée pendant "plusieurs mois", depuis l’été 2021, au départ par le parquet de Bordeaux. 

C’est en effet en Gironde que le signalement de cette fraude a été fait par une infirmière libérale de Taillan-Médoc, qui avait découvert en août dernier que son compte professionnel dédié aux formalités de vaccinations Covid-19 avait été piraté. D’après un communiqué de la gendarmerie, l’usurpation de ses codes d’accès "a permis de générer en quelques jours plus d’un millier de faux pass sanitaires". 

Une arme de poing et 9 000 euros découverts

Au terme d’"investigations minutieuses et complexes" qui ont permis aux enquêteurs de passer outre les "logiciels d’anonymisation", l’identité du couple de pirates s’est finalement révélée à la gendarmerie. Lors des perquisitions conduites au domicile des suspects, les enquêteurs ont mis la main sur une arme de poing, 9 000 euros en liquide, une vingtaine de téléphones portables ainsi que sur "un très grand nombre de supports numériques", précise l’AFP. 

Désormais, les investigations menées par l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique (Oclaesp) et le groupe de cybercriminalité de la section de recherches de Lyon se poursuivent en Rhône-Alpes. Dans le même temps, une information judiciaire confiée à un juge d’instruction lyonnais a été ouverte et l’homme a été écroué sur demande du parquet. Sa compagne, elle, a été laissée libre, sous contrôle judiciaire, dans l’attente du procès.

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