Serge Perrin, président de l’association syndicale libre (ASL) « Le Parc Lumière »

Saint-Fons : accusé de détournement de fonds publics par le maire, le président de l’association syndicale libre "Le Parc Lumière" réplique

Alors que le maire de Saint-Fons, Hadi Mebarki, l’accuse de "détournement de fonds publics", Serge Perrin assure que la demande d’achat de clôtures remonte à 2016 et qu’il "n’y a pas de fermeture de lotissement payée par la municipalité."

L’annonce a fait grand bruit ce lundi 18 mai après que le nouveau maire LFI de Saint-Fons, Hadi Mebarki, a annoncé porter plainte contre l’ancien maire de la commune, Christian Duchene (DvG), son ancien adjoint à l’Environnement, et gendre, Thibaut Casters, et le président l’association syndicale libre (ASL) "Le Parc Lumière." Dans sa plainte, l’élu leur reproche d’avoir "délibérément" utilisé "des fonds publics (…) pour l’achat de clôtures et de barrières destinées à une copropriété strictement privée dans laquelle réside l’ancien édile", comme en attesteraient "des correspondances internes et des pièces comptables de la Ville" datant du printemps 2022.

Hadi Mebarki indique par ailleurs que "les éléments du dossier démontrent" que Serge Perrin "président de l'ASL bénéficiaire de cet achat sur fonds publics n'était autre qu'un colistier" ayant figuré sur la liste électorale de Christian Duchêne en 2020.

Une demande datant de 2016, mais validée en 2022

Des accusations rejetées en bloc par ce dernier qui répond ce mercredi via un communiqué de presse. Serge Perrin indique en effet que le lotissement du Parc Lumière "a l’obligation de laisser le passage pour les piétons dans les deux allées du lotissement", mais que la barrière anti-voiture installée en 1990 n’était pas "opérationnelle" contre les scooters. "C’est pourquoi l’assemblée générale du lotissement a proposé à la municipalité de remplacer la barrière anti-voiture par deux éléments de clôture posés en chicane. Cette demande avait été faite en 2016 à Nathalie Frier (Ancienne maire de Saint-Fons : Ndlr) qui en avait accepté le principe". S'il reconnait avoir "un peu traîné à concrétiser le projet", "les services techniques ont validé notre proposition en 2022 et fournis les éléments de clôture. Ce sont les habitants du lotissement qui ont réalisé les travaux, payé le ciment et rendu la barrière anti-voiture à la commune", poursuit le président de l’association syndicale.

Et d’assurer : "Il n’y a donc pas de fermeture du lotissement payé par la municipalité. La mobilisation des habitants bénévoles a permis de faire une amélioration de l’espace public à faible coût." Serge Perrin note par ailleurs que l’adjoint aux Services techniques de l’époque, Abdel Aziz Kebbab, a été reconduit à ce poste par Hadi Mebarki. Il conclut : "Il est dommage de chercher à décrédibiliser ses adversaires politiques par des accusations accréditants l’opinion de "tous pourris" et à l’antiparlementarisme, comme le montre les premiers commentaires. C’est une stratégie antidémocratique qui mène à un régime autoritaire, néofasciste."

Ces accusation s'inscrivent dans un contexte tendu à Saint-Fons après que le maire sortant Christian Duchêne a annoncé avoir déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon afin d’obtenir l’annulation des élections municipales des 15 et 22 mars. Au cœur du litige : l’invalidation de ses bulletins de vote le matin même du premier tour, comptabilisés comme nuls par la préfecture. Au total, 751 bulletins ont été écartés, empêchant la liste de l’élu sortant d’accéder au second tour. Selon lui, cette décision a profondément biaisé la suite du scrutin.

Lire aussi : L'ancien maire de Saint-Fons dénonce les "contradictions" de son successeur insoumis

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