Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, à gauche. (Photo by Thomas COEX / POOL / AFP)

Près de Lyon : une structure du Rhône va fermer pour islamisme radical

Dans un entretien au Figaro, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé avoir enclenché des procédures pour faire fermer six lieux de culte et dissoudre des associations, tous soupçonnés de faire la propagande de l’islamisme radical. Une structure est située dans le Rhône. 

Le gouvernement français poursuit sa lutte contre le séparatisme islamiste sur le territoire national. Depuis le début du quinquennat, et avant la promulgation en août de la loi contre le "séparatisme", l’État a procédé à la fermeture de 650 lieux "fréquentés par des fondamentalistes". 

Mardi soir, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, dans un entretien au Figaro, avoir "enclenché des procédures pour en fermer six autres", dans la Sarthe, en Meurthe-et-Moselle, en Côte-d’Or, dans le Rhône ou le Gard. Ces lieux de culte sont tous soupçonnés de faire la propagande de l’islamisme radical, selon le ministre, à l’instar de plusieurs associations qui seront dissoutes. 

Gérald Darmanin a par ailleurs confirmé qu'il allait demander, mercredi en conseil des ministres, la dissolution de la maison d'édition islamiste Nawa et de la Ligue de défense noire africaine. Nawa, basée en Ariège, "incite à l'extermination des Juifs et légitime la lapidation des homosexuels", selon le ministre.

Une structure dans le Rhône 

La Ligue de défense noire, qui s'est fait connaître par une manifestation organisée contre les violences policières en juin 2020 devant l'ambassade des États-Unis à Paris, "appelle à la haine et à la discrimination", a poursuivi le ministre de l’Intérieur.

"Dans l'année qui vient, dix autres associations vont faire l’objet d'une procédure de dissolution, dont quatre dès le mois prochain", a-t-il également fait savoir. Parmi elles, "une structure censée lutter contre +l'islamophobie+ dans le Rhône, une association salafiste dans l'Est, une autre qui verse dans le pseudo-humanitaire", a précisé M. Darmanin.

Du côté de la Préfecture, on ne souhaitait pas communiquer sur la procédure pour le moment ou dévoiler le nom de la structure concernée dans le département, en revanche, on assure que "les dispositions nécessaires seront prises pour faire appliquer les mesures du gouvernement". 

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