Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, était en visite à Lyon samedi 30 juillet. (Photo by THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Pour Gérald Darmanin, Grégory Doucet fait preuve d’une "idéologie anti-flic" à Lyon

Ce jeudi matin, le ministre de l’Intérieur a ajouté une nouvelle page au registre des échanges musclés qu’il commence à entretenir avec le maire de Lyon sur la sécurité, notamment à la Guillotière. Sur CNEWS, Gérald Darmanin a accusé Grégory Doucet de faire preuve d’une "idéologie anti-flic".

L’escalade se poursuit entre le ministre de l’Intérieur et le maire de Lyon sur le front de la sécurité dans la Capitale des Gaules. Moins de 24 heures après que Grégory Doucet ait qualifié de "liberticide" et "discriminatoire" certaines des propositions que Gérald Darmanin avait trouvé judicieux de lui adresser pour améliorer la sécurité à la Guillotière, le ministre a remis une pièce dans la machine en critiquant "le militantisme naïf du maire" sur ces questions. 

"Militantisme naïf"

Présent sur le plateau de la chaîne de télévision CNEWS ce jeudi matin, le premier flic de France n’a pas mâché ses mots quelques jours après avoir déjà vivement critiqué Grégory Doucet lors de sa visite à Lyon et dans un courrier publié sur Twitter. En insistant sur le fait que, selon lui, "à la Guillotière 90% des interpellations sont des étrangers en situation irrégulière", il a assuré que les 70 CRS arrivés mardi à la Guillotière resteront "dès mois s’il le faut. Tant que le maire ne prendra pas ses responsabilités". Une mesure demandée, à l’entendre, par Emmanuel Macron et la Première ministre, pour "pallier à la naïveté, pour ne pas dire parfois au militantisme naïf du maire de Lyon et je l’appelle à se réveiller pour aider sa population". 


"Pallier à la naïveté, pour ne pas dire parfois au militantisme naïf du maire de Lyon et je l’appelle à se réveiller pour aider sa population", Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur


Par la suite le ministre de l’Intérieur a une nouvelle fois appelé Grégory Doucet à installer davantage de caméras dans le quartier. Pour lui, le maire serait récalcitrant, car "il pense que les caméras lorsque les policiers les regardent ça porte atteinte aux libertés, c’est idéologique. Je veux le dire une nouvelle fois c’est les policiers qui protègent les gens et les voyous qui tuent, et pas l’inverse. Et je suis obligé de constater que dans la NUPES, Messieurs Piolle, Doucet et Mélenchon ont une idéologie anti-flic".

Rappelons tout de même qu’à ce jour, selon les chiffres de la municipalité, le quartier de la Guillotière compte déjà 37 caméras reliées au centre de supervision urbaine, sur un parc total de 571. 

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