Le groupe Les Écologistes à la Métropole de Lyon salue "le temps de la réflexion" engagé par Véronique Sarselli, mais estime que son plan mobilités suscite "une vraie inquiétude" pour les transports en commun, les cyclistes et les piétons.
Les annonces de Véronique Sarselli n’ont pas convaincu l'opposition. Au cours d’une conférence de presse organisée mardi 9 juin, la présidente de la Métropole de Lyon a présenté son "plan mobilités" pour "rééquilibrer les usages, restaurer la fluidité et améliorer la qualité de vie" sur le territoire. Dans son programme découpé en trois phases (les 100 premiers jours du mandat, 6 mois, 18 mois), l’ancienne maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon promet par exemple de reprogrammer certains feux tricolores, de déplacer certains arrêts de bus de la place Bellecour (2e arr.), de retirer "avant l’été" les plots situés à la sortie du parking Saint-Jean ou encore de geler les tarifs des parkings LPA qui auraient dû être augmentés au 1er août.
Assurant qu’il ne veut pas "précipiter les choses", le nouvel exécutif métropolitain a néanmoins annoncé qu’un "audit express" sera réalisé en interne au sein de la collectivité afin d’identifier les principaux points de blocage sur le territoire. La carte doit être publiée "d’ici 30 jours." En parallèle, la plateforme collaborative "Ça bloque ? On agit" a été lancée pour résoudre les problèmes de circulation.
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"Une rupture bienvenue" mêlée d’"inquiétude"
Un nouveau plan sans grandes annonces, qui suscite déjà des réactions à gauche. "Après avoir mené une campagne bien démagogique et affirmé qu'elle modifierait nos aménagements une fois élue, la nouvelle majorité rétropédale", a ainsi lancé l’ancien vice-président aux mobilités, Fabien Bagnon, sur X hier.
Ce mercredi, le ton se veut plus mesuré. Dans un communiqué, le groupe Les Écologistes à la Métropole de Lyon salue en effet "ce temps de réflexion", qu’il qualifie de "rupture bienvenue" après "les annonces précipitées des derniers mois." Même son de cloche à la Ville de Lyon. Laurent Bosetti, adjoint délégué aux mobilités, remercie en effet Véronique Sarselli "qui n’a finalement pas arbitré unilatéralement sur la rue Grenette. Elle nous rejoint désormais sur une évaluation", écrit-il sur X. Et d’ajouter : "Objectivation, évaluation, concertation : prenons le temps de trouver des équilibres ensemble, sans idéologie."
Mais les écologistes restent prudents, estimant que le plan porté par Véronique Sarselli "suscite une vraie inquiétude", notamment car il ne comprend "aucune nouvelle proposition" pour les transports en commun, les cyclistes ou encore les piétons. Ils poursuivent : "Les seuls projets cités et leur éventuelle transformation font craindre une dégradation de l'existant : remise en cause de certains itinéraires de bus, réouverture possible de la rue Grenette à la circulation automobile, expérimentation de nouvelles formes de "partage de voies" qui pourraient fragiliser la priorité donnée aux transports en commun."
Arguant que la politique des mobilités menée sous le mandat de l’écologiste Bruno Bernard "a produit des résultats mesurables et vérifiables", les Écologistes jugent que les habitants du territoire "méritent mieux que ces effets d’annonce." Et préviennent : "Tous les éléments qui fonderont les prochains arbitrages doivent être rendus publics avant décision."
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