Ce jeudi 4 juin, la Ville de Lyon annonce la réouverture au public de l'école de botanique du Parc de la Tête d'Or. Cette dernière a été repensée pour accueillir un public plus large.
Après plusieurs mois de travaux entre décembre 2024 et l'automne 2025, l'école de botanique du Parc de la Tête d'Or annonce sa réouverture au public ce jeudi 4 juin. Un chantier d'environ 550 000 euros, synonyme de métamorphose, pour "cette école à ciel ouvert" qui n'arrivait plus à attirer le public, comme le déplore Juliette Babin, directrice du jardin botanique : "Il fallait revoir le projet, nous avions observé un manque d'intérêt du public, ainsi que des problèmes d'espèces invasives. La configuration de ce lieu correspondait à une classification devenue obsolète."
Fini les "allées concentriques", l'aménagement paysager a été complètement revu : "nous avons cassé cet effet de petites allées, en gardant cette grande structure, avec des massifs agrandis", se satisfait la directrice du jardin botanique.
Deux espaces aux enjeux différents
Cette nouvelle configuration distingue désormais deux espaces. D'une part, un secteur dit "systémique", réservée à la médiation scolaire auprès d'élèves de la maternelle aux études supérieure. A cet effet, le jardin botanique a noué un partenariat avec les étudiants de l'Université Lyon 1. Un clin d'œil à l'histoire puisque le jardin botanique avait été créé à l'origine pour accueillir l'école vétérinaire. Cette partie apprentissage vise ainsi "à faire découvrir les grandes familles végétales, et montrer leur diversité."


L'autre aspect de cette nouvelle configuration s'inscrit dans une volonté "ethnopédagogique", et est destiné au grand public. "L'idée, c'est de parler de l'histoire lyonnaise à travers la botanique et quatre grands secteurs (agriculture, textile, gastronomie et médecine) qui ont fait la renommée de l'agglomération lyonnaise", expliquent Mathilde et Agnès, jardinières. Ainsi, l'architecture de ce parcours est construite en deux chemins, représentant le Rhône et la Saône.
Des variétés symboliques de l'histoire lyonnaise et des alentours poussent désormais ici, à l'image du topinambour, du poireau de Solaize, ou de l'aubergine de Valence. Côté textile, du lin et du coton ont été plantés, à l'instar des muriers à soie, qui sont stockés au sein d'une pépinière. Créateur du jardin, l'abbé Rozier voit désormais sa statue trôner à la tête de l'allée.
Après ces mois de travaux, une nouvelle ère s'ouvre pour l'école de botanique, de quoi satisfaire Sophia Popoff, adjointe à la mairie de Lyon déléguée à la végétalisation et à la biodiversité. "L’école de botanique contribue ainsi à renforcer les liens entre le grand public, les étudiants et les chercheurs mais également entre le Jardin botanique et le Parc zoologique autour de missions communes : la recherche, la conservation et l’éducation à l’environnement."
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