Vénissieux, Décines et Villeurbanne visées par des fusillades. (Photo Frederic Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Nuit de tirs dans la métropole de Lyon : Vénissieux, Décines et Villeurbanne visées

Les habitants de ces trois communes de l'Est Lyonnais ont vécu une nouvelle nuit cauchemardesque.

Plusieurs fusillades ont été signalées entre 2h40 et 4h15, ce dimanche 26 avril, dans trois communes de la métropole. Il s’agirait de Villeurbanne, Décines-Charpieu et Vénissieux, comme le révèle le syndicat Alliance Police Nationale.

À Villeurbanne, des détonations ont été entendues à plusieurs reprises dans le quartier Georges-Lyvet, situé au bord du périphérique Laurent Bonnevay. Même cas dans un autre point chaud de l’agglomération lyonnaise, à Vénissieux. Des déflagrations ont eu lieu au niveau du boulevard Joliot-Curie.

Puis, quelques minutes plus tard, des tirs ont également été signalés à Décines-Charpieu. La rue Sully aurait été une nouvelle fois au cœur d’une fusillade. Pour rappel, vendredi soir, une passante avait été touchée par une balle perdue au mollet, ainsi qu’un mineur, légèrement blessé à l’oreille.

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Un suspect pris en flagrant délit à Villeurbanne

Les tirs visaient directement des immeubles, dont des entrées d’habitations. Plusieurs projectiles auraient traversé des logements. Aucun blessé n’est à déplorer pour le moment.

À Villeurbanne, la BAC est parvenue à interpellé un individu qui portait une arme longue et circulait en trottinette électrique, à l’issue d’une course-poursuite. Il serait suspecté d'avoir participé à des tirs d'intimidation selon la préfète du Rhône, Fabienne Buccio. Cette dernière a d'ailleurs saluer le "sang-froid" et la "réactivité" des forces de l'ordre.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises de ces faits. La piste privilégié se tournerait vers une guerre de territoire sur fond de trafic de drogue.

"L'agglomération lyonnaise a basculé du narcotrafic au narcoterrorisme"

Pour Alain Barberis, secrétaire départemental du Rhône Alliance Police nationale, la situation est de plus en plus alarmante. "L'agglomération lyonnaise a basculé du narcotrafic au narcoterrorisme. On a déjà des cartels, des commandos... Ces deux dernières nuits, on a eu des assauts", nous explique-t-il.

L’année dernière, le Rhône a vu son taux de criminalité nettement augmenté. "Avec les fusillades à répétition et l’augmentation de la criminalité depuis janvier, nous allons possiblement battre un record cette année."

Le syndicat appelle désormais le ministère de l'Intérieur à réagir en renforçant drastiquement les forces de sécurité publique. "Notre plus grande crainte, en plus de ne pas pouvoir défendre correctement la population, est de perdre l'un des nôtres dans ce genre d'opérations", s'inquiète Alain Barberis. Il manquerait aujourd'hui près de 300 policiers dans le département selon Alliance Police Nationale.

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