"Nos enfants ne sont pas du gibier" : Près d'un millier de manifestants pour Nahel à Vénissieux

Sous une chaleur étouffante, près d'un millier de manifestants se sont regroupés aux alentours de 15 heures ce samedi 8 juillet à la Gare de Vénissieux pour une marche en mémoire de Nahel.

"En deuil et en colère, les violences policières, de cette société-là, on n'en veut pas". Près d'un millier de manifestants (entre 1000 et 1200 selon les organisateurs) se sont réunis pour une marche en mémoire de Nahel, 17 ans, tué par un policier le 27 juin dernier suite à un refus d'obtempérer. Comme annoncé, certains partis politiques de gauche étaient sur place (La France Insoumise, Europe Écologie Les Verts, Parti ouvrier indépendant).

Une petite dizaine de policiers pour encadrer la manifestation

Le cortège a pris forme devant la Gare de Vénissieux. Au sein de ce dernier, de nombreux militants, de tous âges, ont donné de la voix pour les jeunes victimes de "violences policières". Pour sécuriser cette marche, quelques policiers, une petite dizaine, étaient à pied, à moto (deux à l'avant) ou en voiture (un à l'avant, le second à l'arrière). L'artillerie lourde n'était pas de sortie pour cette marche qui s'est déroulée dans le calme entre les policiers et les manifestants.

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À l'avant du cortège, les hommages et les chants anti-police marquaient le pas. "La police assassine - Macron nous fait la guerre, et sa police aussi, mais nous on reste déter', pour bloquer le pays !"

"Nos quartiers ne sont pas des terrains de chasse"

Une femme à l'avant du cortège s'est exprimée avant la marche. "Si nous sommes énervés, c'est à cause de l'État. Je demande à l'État et à la justice de faire leur boulot correctement ! Stop à la haine, nos enfants ne sont pas du gibier, nos quartiers ne sont pas des terrains de chasse. Ça suffit !"

Un jeune homme d'une vingtaine d'année était également présent au cœur du cortège pour soutenir Nahel, et se sentait profondément touché par sa mort. "Tout le monde (les Institutions) se fout de nous, des quartiers. Nahel c'est comme un petit frère, c'est arrivé à lui mais ça aurait pu arriver à un petit de notre quartier. C'est pas normal, il faut faire quelque chose".

À l'arrière du peloton, un second groupe de manifestants a joué - dans une ambiance festive - de la musique pour animer ce regroupement. La marche s'est terminée aux alentours de 16h20, toujours sous près de 35°c, dans le 8e arrondissement de Lyon.

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