Le portrait de Quentin Deranque affiché sur l'Hôtel de Région (@Clémence Margall)
Le portrait de Quentin Deranque affiché sur l’Hôtel de Région (@Clémence Margall)

Mort de Quentin Deranque à Lyon : la gauche demande à la Région de retirer son portrait

Après l’affichage du portrait de Quentin Deranque sur la façade de l’Hôtel de Région, les élus écologistes d’Auvergne-Rhône-Alpes dénoncent une "héroïsation" et réclament son retrait. Ils accusent l’exécutif régional d’instrumentaliser ce drame dans un contexte de tensions politiques.

La mort de Quentin Deranque, militant d'ultra-droite, à Lyon, n'a pas fini de créer la polémique. Dans un communiqué de presse envoyé ce lundi 23 février, deux jours après la marche hommage organisée samedi après-midi, les élus de gauche à la Région Auvergne-Rhône-Alpes dénoncent "l’héroïsation de son engagement identitaire" par l'exécutif régional.

A lire aussi : Mort de Quentin Deranque à Lyon : Paris convoque l'ambassadeur américain

En cause : l’affichage du portrait du jeune homme sur le siège de la collectivité depuis ce weekend. Une initiative que les écologistes jugent "particulièrement cynique et dangereuse" dans le contexte politique actuel.

"Glorification d'un engagement violent d'extrême droite"

"Nous tenons à rappeler que ce samedi 21 février a eu lieu une marche d’extrême-droite, réunissant de nombreux membres de groupuscules néo-nazis, fascistes et identitaires, et cela à quelques pas du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, ancien siège de la Gestapo où Klaus Barbie a sévi et où Jean Moulin, symbole de la Résistance française, fut torturé" dénoncent les élus des groupes "Les Écologistes", "Socialistes Écologiste et Démocrate" et "Communistes Insoumis et Citoyens".

Une marche émaillée de quelques incidents, notamment des saluts nazis et propos racistes, donnant lieu à trois signalements de la part de la préfecture du Rhône.

Pour les élus d'opposition, la "séquence électorale" ne saurait justifier de telles prises de position symboliques. Ils appellent à "laisser l’enquête suivre son cours" et demandent au président de la Région de retirer le portrait, estimant qu’il ne faut pas confondre "respect du deuil" et "glorification d’un engagement violent d’extrême droite".

Lire aussi : "Il y aura un avant et un après" : À Lyon, 3 200 personnes défilent dans le calme avec l’ultra-droite en hommage à Quentin Deranque

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut