La Ville de Lyon révise son Plan de gestion Unesco à l’horizon 2030 

Enjeux climatiques, touristiques et historiques, la Ville de Lyon actualise le Plan de gestion Unesco 2024-2030 de son site historique inscrit au Patrimoine mondial.

Il s’agit de la plus haute reconnaissance internationale possible au titre de la valeur universelle exceptionnelle (VUE). Le 5 décembre 1998, l’Unesco inscrivait le site historique de Lyon sur sa Liste du Patrimoine mondial. À l’occasion de ce 25e anniversaire, la Ville et la Métropole de Lyon, l’État ou encore la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) se sont concertés afin de réviser le Plan de gestion Unesco à l’horizon 2030. 

Actualisé tous les dix ans, ce plan a pour vocation de "garantir la préservation et l’adaptation de ce site aux nouveaux défis du 21e siècle", souligne Sylvain Godinot, adjoint à la Transition écologique et au Patrimoine de la Ville de Lyon. Ajuster le site au changement climatique, remettre les Lyonnais au coeur des discussions, permettre un programme d’intervention sur le patrimoine archéologique et favoriser la transmission sont les quatre grands axes ce plan de gestion 2024-2030.

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13 fiches d’actions 

"Nous croyons fermement que la connaissance et la valorisation de notre patrimoine est essentiel pour construire un avenir durable et respectueux de notre histoire", a déclaré Sophie François, directrice du service archéologique de la Ville de Lyon. Pour répondre aux enjeux des 427 hectares du site historique et aux 323 hectares de la zone tampon, ce nouveau plan de gestion se déclinera en 13 fiches d’actions. L’enjeu majeur étant l’adaptation aux défis climatiques, la priorité sera donnée à la rénovation énergétique des bâtiments historiques, grâce notamment à l’aide "éco-patrimoine" pour la rénovation énergétique des bâtiment anciens, aux actions de végétalisation et de biodiversité, comme cela est déjà le cas avec le projet Rive droite ou sur la Presqu’île, a souligné Béatrice Dessiller, vice-présidente à l’urbanisme de la Métropole de Lyon. 

"Nous souhaitons un tourisme plus inclusif, plus participatif et respectueux de ses habitants."
Cécilia Prudhomme, directrice du service accueil et visites guidées à l’Office de tourisme de Lyon
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Autre défi : le tourisme. À ce titre, Cécilia Prudhomme, directrice du service accueil et visites guidées à l’Office de tourisme de Lyon, souhaite "un tourisme plus inclusif, plus participatif et respectueux de ses habitants." Les thématiques de parcours, les modalités d’accès et les modes de visites seront diversifiés "pour désengorger les zones tendues au coeur du site Unesco", que sont Bellecour, Fourvière et le Vieux Lyon. Concrètement, cela reviendra à communiquer davantage sur les autres secteurs et à élargir la zone du quartier Renaissance. Un axe se concentrera par ailleurs sur l’accès en transport et sur la signalisation dans les rues lyonnaises, mais, et c’était une demande particulièrement soutenue par l’association Renaissance du Vieux-Lyon, aucune "maison Unesco" ne sera mise en place. 

Le Plan de gestion prévoit enfin, en lien avec le service archéologique de la ville de Lyon, des diagnostics et des études approfondies du site historique afin de mieux le protéger et de le valoriser. 

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