PFAS LYON arkema daikin
Deux nouveaux projets d’arrêtés ont été formulés par la préfecture du Rhône afin de contrôler les rejets de PFAS. (Photo by OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

La Métropole de Lyon et 19 partenaires européens appellent à une action coordonnée contre les PFAS

Pour lutter contre la pollution aux PFAS, la Métropole de Lyon et 19 partenaires européens portent un plaidoyer en faveur d’une interdiction des polluants éternels et la mise en place d'un soutien financier pour engager une dépollution plus rapide.

Elle est l’un des grands enjeux de santé de la métropole lyonnaise : la pollution aux polluants éternels, dits PFAS. Cette dernière touchant également le territoire européen, la pollution aux PFAS est désormais considérée comme une véritable "crise" par les pouvoirs publics.

Mais les collectivités manquent encore de moyens pour y faire face. À l’occasion du sommet One Health, la Métropole de Lyon ainsi que 19 partenaires européens, parmi lesquels on retrouve notamment les Villes d’Oslo (Norvège), Helsinki (Finlande), Bordeaux, Milan (Italie), ont donc porté un plaidoyer "pour une action coordonnée et ambitieuse à l’échelle de l'Union Européenne visant à prévenir toute nouvelle pollution aux PFAS et se munir d’outils répondant aux nombreux enjeux liés", annonce la collectivité dans un communiqué.

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Accompagnent vers des solutions alternatives, soutien financier…

Dans le détail, les différents acteurs plaident pour une interdiction "rapide, exhaustive et applicables des PFAS en n'autorisant que des dérogations strictement limitées et assorties d'un délai", un "accompagnement de la transition industrielle et un renforcement des capacités liées aux solutions alternatives", une "révision" du règlement REACH (Règlement européen entré en vigueur en 2007 pour protéger la santé humaine et l'environnement des risques présentés par les substances chimiques et adopter des règles communes pour favoriser le développement de l'industrie chimique européenne : Ndlr), la mise en place de nouveaux outils pour une dépollution plus rapide et efficace ou encore une "simplification" de l’application du principe pollueur.

"Les signataires insistent sur la nécessité d’adopter une démarche globale et ambitieuse afin de protéger les populations et de limiter la prolifération des PFAS", écrivent-ils. Et d’ajouter : "Les signataires demandent également une reconnaissance de leur rôle majeur en matière de gouvernance et en les dotant de ressources, de connaissances et d’instruments juridiques clairs. Ainsi, l'Union Européenne pourrait endiguer l’accumulation de PFAS, dépolluer les sites contaminés, protéger les citoyens avec des mesures fortes et préserver les budgets publics."

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