François Turcas, président de la CPME du Rhône et d’Auvergne-Rhône-Alpes, et consul honoraire de Russie à Lyon @Antoine Merlet
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"Je veux bien qu’on m’appelle  le tsar de Russie, mais ça risque de faire de l’ombre à Poutine" François Turcas, président de la CPME du Rhône et d’AuRa  

Le 24 mars prochain, François Turcas quittera la CPME du Rhône et d’Auvergne-Rhône-Alpes après 30 ans à sa tête. Il tirera sa révérence devant 5 000 chefs d’entreprise, son "bâton de maréchal". À 76 ans, l’inamovible patron des patrons "laisse la place aux plus jeunes".




Note aux lecteurs : cet entretien a été réalisé avant l'invasion militaire de la Russie en Ukraine. 

Lyon Capitale : Êtes-vous une grande gueule ?
François Turcas : Je l’ai été. Non pas que je ne le suis plus, mais disons de façon plus pondérée, avec des angles qui se sont arrondis.

Quand on est le patron des patrons, mieux vaut être diplomate plutôt que fort en gueule ?
La diplomatie, c’est la première des forces, avec la capacité d’être un rassembleur. Sans les autres, on n’est rien et on ne fait rien.

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin, comme dit un proverbe africain…
Parfaitement. Et puis le Maroc je connais bien, j’ai monté une usine là-bas.

Qu’est-ce qui vous met en colère ?
L’injustice et les gens qui n’ont pas de parole.





"Des gens qui n’ont pas de parole, on le voit plus souvent en politique"







Des gens qui n’ont pas de parole, vous en avez rencontré beaucoup dans le monde de l’entreprise ?
Non, je dirai plutôt qu’on le voit plus souvent en politique.

Pourtant vous en avez fait de la politique…
Pour en avoir fait, j’en ai fait, comme vous dites… J’ai été douze ans conseiller régional, conseiller municipal de Lyon, conseiller métropolitain et conseiller du 6e arrondissement. J’ai bien compris qu’il était indispensable pour ma culture de connaître le mode de fonctionnement des politiques. Les intérêts qu’ils défendent ne sont certainement pas ceux de l’entreprise mais les intérêts particuliers de certains groupuscules. J’ai pris conscience que ce n’était pas fait pour moi, que ce ne sont pas des gens avec qui je peux travailler en bonne intelligence. Tout l’inverse de mes chefs d’entreprise, avec lesquels quand on se serre la main, c’est acté, on n’y revient plus.


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