La mobilisation des gilets jaunes a commencé ce vendredi à Nice (VALERY HACHE / AFP)

"Gilets jaunes" : environ 4000 personnes mobilisées dans le Rhône

Le ministère de l'Intérieur a compté 282.710 manifestants ce samedi 17 novembre, selon des chiffres officiels à relativiser au vu du caractère diffus du mouvement. Dans le Rhône, préfecture n'a pas donné de chiffres officiels mais les forces de l'ordre évoquent 1800 manifestants en zone police et 2000 en zone gendarmerie.

Ils n'étaient que quelques petits milliers mais ont réussi à bloquer quelques axes stratégiques. Si la préfecture du Rhône n'a pas encore communiqué de chiffres officiels concernant la mobilisation des "gilets jaunes", celle-ci semble s'établir autour de 4000 personnes. 2000 en zone gendarmerie et 1800 en zone police dit Le Progrès. Avec des gros points de blocages au péage de Villefranche-sur-Saône, rendu gratuit, et difficilement franchissable par un barrage filtrant, à Givors, où l'A47 a été coupée, et autour de la Porte des Alpes, avec le blocage des accès à la zone commerciale. Une personne a été légèrement blessé par un automobiliste qui cherchait à forcer le barrage de Villefranche. Il a été interpelé.

Plus de 280.000 manifestants en France

Au niveau national, le ministère de l'Intérieur comptait 282.710 manifestants à 17 heures, sur plus de 2000 points de blocage. Des chiffres à relativiser du fait du caractère diffus du mouvement. Une manifestante est décédée, percutée par une automobiliste, en Savoie, dans la matinée. Des tensions sont apparues un peu partout entre "gilets jaunes" et automobilistes, dont certains n'ont pas hésité à foncer sur les manifestants pour forcer les barrages. Le ministère de l'Intérieur dénombrait hier soir 227 blessés dont six gravement, auxquels s'ajoutent une dizaine de personnes touchées chez les forces de l'ordre. Sur l'ensemble du territoire 117 personnes ont été interpellées et 73 placées en garde à vue.

Le gouvernement garde le cap

Le gouvernement a dit qu'il ne lâcherait face à la mobilisation et maintiendrait l'augmentation annoncée du prix du carburant en janvier. "C’est une colère qui vient de loin", concédait François de Rugy, ministre de l'Ecologie, au journal Le Parisien, tout en assurant la nécessité de maintenir le cap pour "se libérer du tout pétrole". Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, soulignait quant à lui l'engagement des forces de l'ordre, se félicitant que "chacun a pu s’exprimer". "Le droit de manifester a été respecté, l’ordre républicain garanti", a-t-il tweeté.

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