Près de quatre mois après l’agression de son fils dans le 7e arrondissement de Lyon, la mère de Théo continue de dénoncer ce qu’elle décrit comme un sentiment d’abandon et d’injustice.
Invitée ce samedi 16 mai sur le plateau de CNews, Florence, mère du jeune Théo, a livré un témoignage sur l’état de santé de son fils et sur la procédure judiciaire en cours. "Mon fils s’est déjà demandé pourquoi il était en vie", a-t-elle confié, évoquant un quotidien toujours marqué par le traumatisme.
Pour rappel, Théo, étudiant de 20 ans, avait été violemment agressé et dépouillé le 31 janvier dernier alors qu’il rentrait du travail. Plusieurs mineurs âgés de 14 à 17 ans sont mis en cause dans cette affaire, pour des faits de vol avec violences en réunion. Huit individus ont été identifiés au total, dont plusieurs déjà connus des services de police.
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"Mon fils est abandonné"
La mère de la victime décrit les lourdes conséquences psychologiques subies par son fils depuis l’agression. "Mon fils est abandonné. Il est jeune étudiant, il va travailler (…) Et aujourd’hui, on lui dit : 't’es sous cachets, crève'", a-t-elle déclaré en dénonçant une mauvaise prise en charge par l’État.
Elle affirme également que son fils a demandé à ne pas assister au procès. La diffusion des images de l’agression a été demandée par Théo, mais il faut encore la validation du parquet. La mère de Théo estime par ailleurs que la procédure ne permettra pas de juger l’ensemble des faits reprochés aux adolescents, notamment des antécédents de violences similaires.
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Une association pour les victimes et une cagnotte de soutien lancées
Face à cette situation, Florence a annoncé la création d’une association baptisée Statut Victimes, destinée à accompagner les personnes confrontées à des agressions similaires et leurs familles.Dans le même temps, une cagnotte a été lancée par des habitants du 7e arrondissement de Lyon afin d’aider la victime.
L’affaire est toujours en cours. Une partie des suspects a été interpellée début février puis placée sous contrôle judiciaire, tandis que d’autres ont été arrêtés fin mars avant d’être convoqués devant la justice des mineurs.
