JEFF PACHOUD / AFP

Coronavirus à Lyon : comme prévu, le taux d'incidence a largement chuté dans le Rhône... et ça ne veut rien dire

En un jour, le taux d'incidence a largement chuté dans le département du Rhône, passant de 550 à 450... Cela n'est nullement représentatif d'une chute du nombre de nouveaux cas. Il s'agit seulement d'un effet... Lundi de Pâques.

C'était attendu. Nous vous l'avions annoncé jeudi. Le taux d'incidence a fortement chuté à Lyon et dans le Rhône, d'après les derniers chiffres stabilisés jeudi soir. Explications.

La circulation du virus à l'instant t sur un territoire se mesure grâce au taux d'incidence. Les décideurs ont les yeux rivés dessus. C'est un indicateur clé. Le taux d'incidence détermine le nombre de cas positifs sur les 7 derniers jours pour 100 000 habitants. Sur une semaine glissante. C'est un très bon moyen de mesurer le degré de circulation du virus, à un instant t, sur un territoire. D'après les derniers chiffres stabilisées dont nous disposons (au lundi 5 avril), ce taux d'incidence est de 451 dans le Rhône. Il était de... 550 la veille.

Une baisse purement circonstancielle...

Une chute nette. Enfin, le virus circule moins ? Malheureusement non... C'est purement circonstanciel. Voir ci-dessous.

Les mesures prennent en compte un calcul sur une semaine glissante. Dans le cas présent, du mardi 30 mars au lundi 5 avril. Or, le lundi c'était férié, c'était le lundi de Pâques. Il y a eu beaucoup moins de tests. A l'instar d'un dimanche. La moyenne sur une semaine a donc forcément chuter. Il y a eu beaucoup moins de tests le lundi 5 avril que le lundi 29 mars donc forcément beaucoup moins de cas positifs. Une chute du taux d'incidence qui ne veut absolument rien dire de la dynamique épidémique.

Dans la région, même phénomène, le taux d'incidence est passé de 402 à 330 en un jour. Idem en France, où le taux est passé de 408 à 333. Et on le répète, cela ne peut pas être interprété comme une baisse de circulation du virus. Pour le moment.

Lire aussi : Coronavirus à Lyon : ça se dégrade dans la région, l'ARS demande à tous les hôpitaux de déprogrammer toutes les opérations non urgentes

Les commentaires sont fermés

Faire défiler vers le haut