Les militants de Dernière Rénovation lors d’une action sur le périphérique le 18 novembre. (Photo : Nolwenn Jaumouillé)

Blocages de routes à Lyon : Doucet juge que "c’est un peu de gêne pour ouvrir les yeux"

Interrogé mercredi 4 janvier sur le regard qu’il porte sur les actions de désobéissance civile organisées par des militants écologistes, le maire EELV de Lyon Grégory Doucet a estimé que c’était "un peu de gêne pour ouvrir les yeux". 

Blocage de routes par des militants de Dernière rénovation, actions coup de poing d’Extinction Rébellion lors de la Fête des Lumières, contre des stations-service, au siège de Bayer, sur le site d’Arkema, sabotage de trottinettes électriques, SUV dégonflés… Depuis deux ans, les actions de désobéissance civiles menées à Lyon en faveur du climat par des militants écologistes se multiplient. 


"C’est bien que la jeunesse se préoccupe de l’avenir de notre humanité dans sa biosphère. C’est réjouissant de voir des jeunes qui s’engagent", Grégory Doucet, maire de Lyon


Invité à livrer son regard sur ces actions lors d’un déjeuner organisé avec des journalistes, le maire de Lyon Grégory Doucet a estimé que "les questions soulevées sont pertinentes et légitimes. Elles sont portées par des personnes de notre génération. Ces gens se disent “mon avenir est en jeu”. C’est bien que la jeunesse se préoccupe de l’avenir de notre humanité dans sa biosphère. C’est réjouissant de voir des jeunes qui s’engagent".

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Rupture avec le président de la Métropole de Lyon

Sur le fond, il rejoint les propos de son homologue écologiste à la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, qui confiait en novembre, après un blocage de route par Dernière Rénovation, "la rénovation énergétique est un levier prioritaire, qui ne va pas assez vite en France". 

Sur la forme, sa réponse est en revanche tout autre. Quand Bruno Bernard expliquait désapprouver ces blocages, déclarant "je ne crois pas que ce type d'action soit pertinent pour faire avancer cette cause. Rencontrons-nous", Grégory Doucet a lui plutôt tendance à les défendre. "C’est un peu de gêne pour ouvrir les yeux. Ils ne défendent rien d’autre que le droit à la vie, à la survie. Si c’est nécessaire d’en passer par là pour éveiller les consciences", plaide le maire de Lyon, tout en ajoutant que "quand ils s’en prennent à des oeuvres, c’est avec de la peinture à l’eau".

Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir et d’être critiqués par les internautes, mais aussi par certains membre de son opposition politique. Le maire LR du 2e arrondissement, Pierre Oliver, lui a ainsi lancé sur Twitter "Monsieur le Maire, vous gérez Lyon, pas une Zad…", quand David Kimelfeld, l'ancien maire du 4e et président de la Métropole de Lyon à déplorer "une dérive dangereuse comme la banalisation du racisme en comparant Rosa Parks, qui luttait pour ses droits, à ces militants".

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