Alors que la Métropole de Lyon pourrait définitivement stopper le projet de baignade urbaine dans la darse de Confluence portée par Grégory Doucet, le maire écologiste estime que "faire de la politique politicienne autour d’un sujet comme celui-là" après cet été caniculaire est "tout à fait déplacé".
C’est une rentrée plus compliquée que prévue pour Grégory Doucet. Après l’abandon du projet Rive Droite par la Métropole de Lyon, la collectivité dirigée par Véronique Sarselli (LR) envisagerait sérieusement de renoncer à un autre projet phare porté par les écologistes, le maire de Lyon en tête : celui de la baignade urbaine dans la darse de Confluence, située dans le 2e arrondissement, prévue pour l’été 2027. L’annonce, quelque peu confuse et sans être un refus total du projet, faisait suite à la présentation la semaine dernière des résultats de la concertation lancée par la municipalité, ces derniers allant largement dans le sens de la Ville de Lyon avec 73,7 % d’avis favorables sur les 10 000 réponses obtenues. Un chiffre qui tombe à 67 % pour les habitants du 2e arrondissement.
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"C’est l’intérêt général qu’il faut défendre"
Alors Grégory Doucet s'est dit prêt, ce lundi 7 septembre, à faire face à un nouveau bras de fer avec la Métropole de Lyon. "Ma responsabilité est d’être au service des Lyonnaises et des Lyonnais. Beaucoup d’entre eux ont vécu un été difficile. (…) Et parmi leurs attentes, il y a celle d’avoir un lieu de baignade naturelle. Nous l’avons vu à travers les résultats de notre consultation, et c’est une bonne réponse", a souligné l’édile. Qui a également rappelé que les études sur la qualité de l’eau et sur les sédiments au fond de la darse commandées à l’ancien exécutif métropolitain, dirigé par l’écologiste Bruno Bernard, étaient "excellentes." Dans l’attente de la réponse définitive de la Métropole de Lyon, l’Agence régionale de santé (ARS) poursuivra par ailleurs ses relevés.
Grégory Doucet ajoute : "Que certains veuillent faire de la politique politicienne autour d’un sujet comme celui-là, alors que nous avons passé un été avec des canicules catastrophiques, est tout à fait déplacé. À un moment donné, c’est l’intérêt général qu’il faut défendre. On ne peut pas faire semblant et faire comme si ces vagues de chaleur n’avaient pas existé." Pour plaider sa cause, le maire a répété que le projet est "prêt à être enclenché" et ne voit "aucune bonne raison qui pourrait amener à renoncer à un projet de réponse globale à la chaleur."
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"Je vois aujourd’hui que la Métropole est dans une logique de déconstruction"
Mais le maire de Lyon s'est aussi dit "lucide" quant au nouvel exécutif métropolitain. "Je vois aujourd’hui que la Métropole de Lyon est dans une logique de déconstruction de ce qui a été réalisé durant le précédent mandat", poursuit-il. ZTL modifiée, possible réouverture de la rue Grenette aux voitures… Grégory Doucet poursuit tant bien que mal son jeu d’équilibriste avec Véronique Sarselli, plaidant pour "une posture constructive", mais assure qu’il se montrera "combattif" pour empêcher le retour des voitures dans le centre-ville. "Mais une discussion, pour qu’il y est des solutions, c’est un peu comme une danse de salon : il faut être deux pour danser", glisse-t-il enfin, alors que les deux élus ne se sont pas encore rencontrés depuis la rentrée.
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