Le maire de Lyon Grégory Doucet a annoncé ce lundi que les 130 jeunes du campement des Chartreux seront hébergés d’ici fin octobre dans l’ancien internat social Favre-Chazière (4e arr.). La durée d'accueil est pour l'heure évaluée à 18 mois.
Fermé à l’été, l’internat social Favre-Chazière, situé dans le 4e arrondissement de Lyon, va rouvrir ses portes. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a en effet annoncé ce lundi que le bâtiment, propriété de la municipalité, faisait actuellement l’objet de travaux pour accueillir les quelque 130 jeunes vivant actuellement dans le campement des Chartreux (1er arr.). "Nous allons mettre fin à la situation indigne que vivent les 130 jeunes qui sont aujourd’hui dans le jardin Chartreux, sous des tentes, et qui ont connu des tempêtes et des canicules depuis des mois", a-t-il ainsi déclaré.
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Si aucune date précise n’a pour l’heure été arrêtée, le maire de Lyon assure que l’ouverture de l’internat se fera "avant la fin du mois d’octobre." Le centre communal d’action sociale (CCAS) sera par ailleurs mobilisé aux côtés des jeunes pour les prendre en charge. "Nous pourrons leur proposer un accompagnement social de qualité pour envisager un parcours de vie singulier, en fonction de leurs envies, de leurs capacités, mais aussi de voir ce qui est possible sur le plan administratif", a poursuivi l’édile écologiste, assurant que la décision avait été prise en accord avec les services de l'État.
La Ville de Lyon estime enfin à 18 mois "maximum" le temps d’accueil au sein de l’internat. "C’est ce que nous avons envisagé pour le moment", a conclu Grégory Doucet.
La Métropole de Lyon refuse de les prendre en charge
Depuis leur rencontre avec la Métropole de Lyon fin juin pour demander une prise en charge et une mise à l’abri immédiate face aux vagues de chaleur de ces dernières semaines, les jeunes du campement sont restés sans solution cet été. La collectivité dirigée par Véronique Sarselli avait en effet refusé ce coup de pouce, estimant qu’une "zone grise" entourait leur minorité.
La Métropole de Lyon aurait toutefois fait une série de propositions, notamment celle de jouer un rôle de "facilitation" avec les autres partenaires, "tout en semblant peu disposée à envisager la participation à l'ouverture d'un gymnase en urgence co-financé par Mairie, Métropole, Préfecture", déplorait alors le collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse.
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