Fermée depuis 2023 pour des raisons de sécurité, la piste de la Sarra accueille de nouveau promeneurs et joggeurs depuis le 20 janvier. Seule la partie enherbée est accessible, la zone boisée restant protégée jusqu’à nouvel ordre.
Bonne nouvelle pour les amateurs de balades sur les hauteurs de Lyon. La piste de la Sarra a rouvert partiellement après près de deux ans de fermeture. Très appréciée des habitants du 5e arrondissement, cette promenade emblématique avait été interdite d’accès en 2023, à la suite de la fin de l’activité d’accrobranche qui avait fragilisé le système racinaire des arbres.
A lire aussi : Ultra Boucle de la Sarra de 6h et 24h : "tu avances à l'instinct"
Après une expertise menée par les services municipaux, tenant compte de la forte pente, de la présence de galeries souterraines et de balmes, la partie enherbée du site a été jugée sans danger. Elle est donc à nouveau accessible au public depuis le 20 janvier 2026.
En revanche, la zone boisée reste fermée afin de permettre aux arbres de se régénérer. Une réouverture complète n’est pas envisagée avant 2028, sous réserve de l’évolution de leur état.

En tant qu’ancien exploitant de l’accrobranche de Fourvière, je souhaite apporter une mise au point indispensable à l’affirmation selon laquelle l’activité aurait « fragilisé le système racinaire des arbres ».
Cette affirmation est factuellement inexacte.
Durant toute la période d’exploitation, l’ensemble des arbres du site faisait l’objet d’un contrôle annuel par un expert phytosanitaire indépendant, conformément aux obligations réglementaires.
Les pathologies relevées — notamment la maladie de la suie — sont documentées comme étant indépendantes de toute installation ou sollicitation mécanique.
Il est également important de rappeler un élément souvent passé sous silence : la présence de l’accrobranche a permis, pendant des années, un suivi régulier, précis et documenté du patrimoine arboré, là où cette parcelle était auparavant peu entretenue, car considérée comme non prioritaire par les services compétents.
Enfin, les arbres tombés après l’arrêt de l’activité se situaient en de.hors du périmètre exploité, ne supportaient aucun agrès et sont tombés à la suite d’épisodes de vents violents
Attribuer aujourd’hui la fermeture du site à l’ancienne activité relève donc davantage d’un raccourci commode que d’une analyse fondée sur les faits et les expertises disponibles.
Dans un débat aussi sensible que celui de la gestion des espaces naturels en milieu urbain, la rigueur factuelle devrait primer sur les justifications a posteriori des services de la ville.