L'union de la gauche était réunie samedi 7 mars quai Augagneur (3e arr.) pour un grand rassemblement autour des droits des femmes, une semaine avant les élections municipales et métropolitaines à Lyon.
Il y avait du monde et l’ambiance était festive ce samedi quai Augagneur, dans le 3e arrondissement de Lyon. Alors que la journée internationale des droits des femmes se tient ce dimanche 8 mars, l’union de la gauche, emmenée par le maire de Lyon, Grégory Doucet, et le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, était rassemblée pour réaffirmer son engagement féministe à une semaine des élections municipales et métropolitaines.
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Résister face à la "politique masculiniste" d’Aulas et de Dupalais
Face à plusieurs centaines de Lyonnais, les femmes se sont succédé à la tribune, à commencer par les députées du Rhône, Sandrine Runel et Marie-Charlotte Garin, qui ont rappelé que les victoires féministes n’étaient jamais acquises, ni données, et sont avant tout collectives. Elles ont ensuite accueilli la journaliste, autrice et militante féministe, Hélène Devynck. Au micro, elle a demandé emprunte de gravité : "Vous les entendez les bruits de bottes ? Vous la sentez la bascule obscurantiste ?" Face à un climat politique mondial de plus en plus "fascisant", la journaliste a appelé à la résistance, notamment face aux principaux candidats du centre-droit et de l’extrême-droite aux municipales : Jean-Michel Aulas et Alexandre Humbert-Dupalais.
"Il y a une chose que les féministes ont appris à faire, c’est questionner le silence et l’absence", a-t-elle déclaré, soulignant que le mot "femme" n’était cité "que deux fois, associé à la maladie et à la fragilité" dans le programme de l’ex-président de l’Olympique lyonnais, et "pas une seule fois" dans celui du candidat d’extrême-droite. Un constat alarmant pour Hélène Devynck, qui a dénoncé la "politique masculiniste" des deux candidats. "Jean-Michel Aulas se présente comme un chef d’entreprise qui sait compter, mais il oublie un chiffre essentiel : le coût des violences masculines. Cela coûte chaque année 100 milliards d’euros en France pour la répression de ces violences, les soins des victimes et les prisons. Et les femmes paient des impôts pour cela, c’est la double peine", a-t-elle encore déploré.
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Une accusation largement reprise quelques minutes plus tard par les élus écologistes Grégory Doucet et Bruno Bernard. Le premier assurant que "Jean-Michel Aulas a un modèle, Laurent Wauquiez, qui a mené à la Région une politique de terre brûlée contre les politiques d’inclusion et une chasse obsessionnelle au soi-disant "wokisme" contre les associations progressistes", quand le deuxième assure que la droite "considère que la solidarité coûte trop cher, que l’égalité peut attendre." Également interrogé sur "la politique de la chaise vide" menée par Jean-Michel Aulas, Grégory Doucet préfère occuper le terrain et "parler pour lui" de ces sujets, alors que le maire sortant peine à rattraper son écart avec l'ex-président de l'OL dans les sondages.
"Nous avons rendez-vous avec l’histoire"
Congés menstruels, formations aux violences sexistes et sexuelles, accueil des mères isolées… Les deux candidats ont par ailleurs profité de ce moment pour faire le bilan de leur action menée durant ces six ans, et de promettre dans le même temps d’aller "plus loin". C’est donc avec une volonté affichée "de justice, de dignité et d’égalité" que les élus de gauche ont appelé les Lyonnais à voter la semaine prochaine. "Nous avons rendez-vous avec l’histoire", a ainsi martelé Grégory Doucet, réaffirmant sous les applaudissements du public qu’être féministe "n’est pas un simple mot". Et d’ajouter : "Lyon ne pliera pas, parce que Lyon est, et restera, féministe, où l’égalité n’est pas un slogan de campagne, mais une politique publique". Et Bruno Bernard de conclure : "Nous serons à la hauteur".
Les discours se sont achevés par la montée sur scène de l’ensemble des élues, adjointes et vice-présidentes. "La question est simple : pour ou contre ? Eux ou nous ?", a ainsi interrogé la maire du 5e arrondissement, Nadine Georgel, tandis que toutes chantaient l’hymne du Mouvement de libération des femmes (MLF). À une semaine du premier tour, c'est donc "très confiante" que l'union de la gauche entame cette dernière ligne droite.
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à la course aux voix comme tout le monde ! assez de démagogie, les femmes comme les hommses qui sont captifs de l'usage de leur voiture et passent 5 jours de plus par an dans les embouteillages que ces écolos bobbos sectaires ont généré, , les commerces de femmes comme d'hommes dans lesquels on ne peut plus se rendre et qui ferment n'en peuvent plus de ces guignols, dehors !