Pourquoi avoir choisi de promouvoir le logiciel libre ?
Il s’agit avant tout d’une décision politique et philosophique. Nous refusons que notre usage de l’informatique soit guidé par un monopôle. Si nous voulons sensibiliser les gens aux Technologie de l’information et de la communication (TIC), il faut choisir les logiciels libres. Nous pouvons les partager comme nous le souhaitons et il y a une idée d’entraide très importante derrière tout ça.
En tant que mission de service public, vous arrive-t-il de travailler avec des logiciels qui ne sont pas libres ?
Nous ne sommes pas fermés, nous aidons aussi les gens qui possèdent des logiciels propriétaires. Les ordinateurs de la M@ison fonctionnent sous linux mais aussi sous Windows. Notre pédagogie part de la réalité, 90 % des gens qui viennent nous voir ont Windows. On utilise donc cet environnement de travail pour leur faire progressivement découvrir les logiciels libres suivant leurs besoins. Il arrive parfois qu’il n’y ait aucune alternative ouverte, mais cela est de plus en plus rare.
Quelles sont vos relations avec la Mairie de Grigny et le Grand Lyon ?
40 % de notre financement vient de la mairie de Grigny. Cependant, nous sommes autonomes bien que la mairie soit jusqu’à présent, toujours d’accord avec nous. Par ailleurs, nous sommes un pôle ressource pour la région Rhône-Alpes et le grand Lyon. Nous avons une démarche d’éducation populaire, on intervient sur les collectivités et nous les aidons à s’équiper en logiciel libre. Enfin, d’un point de vue international, nous participons au programme Ordinateur solidaire. Nous avons pris le relais de l’Agence Mondiale de la Solidarité Numérique. Notre objectif est de permettre l’accès au numérique à tous, en France et à l’Etranger.
Quels sont les avantages du libre pour les collectivités territoriales ?
Il ne faut pas se mentir, il y a un avantage en matière de coût. Lorsque vous devez équiper 1 500 machines, le libre vous permet de faire de grandes économies. Cet argent peut être alors investi dans la formation. Mieux vaut investir dans l’humain que dans des logiciels sur lesquels vous ne maitrisez rien. L’économie du libre est différente, elle est solidaire.