Belle victoire de l'ASVEL à l'Astroballe ce vendredi face au leader Nancy (80-73). Agressive et décomplexée, l'équipe villeurbannaise a retrouvé tout son allant et enfin lancé sa saison. Il était temps.
L'ASVEL était pourtant menée à la mi-temps (34-36). En d'autres temps, l'adversité eut pu la décourager mais, vendredi soir, on n'a pas eu affaire à cette ASVEL là. Et à la faveur de la quatrième faute du nancéen Akingbala, arme de dissuasion dans la raquette, l'ASVEL a pris son envol et tenu bon. L'effet Walsh a-t-il fonctionné ? Ce serait sans doute aller vite en besogne. Ou alors du point de vue de l'état d'esprit. Car ce qui a surtout fait la différence, c'est que l'ASVEL, parfois brouillonne, s'est toujours montrée terriblement agressive, plongeant sur tous les ballons et ne renonçant jamais. A l'image du bon début de match de Fofana, une nouvelle fois titulaire au pivot. Au moins, les déboires de Zizic font-ils un heureux. A l'arrière, Hammonds (7 pts, 8 rbds, 7 passes) et Walsh (7 pts, 6 rbds et 7 passes), agacés comme prévu par la tique Linehan, ont effectué un match très complet, donnant à l'équipe ce dont elle avait besoin quand elle en avait besoin. Walsh notamment a montré qu'il est doté d'un bel état d'esprit, collectif et combattif, même si son allant et son goût pour le show se sont payés en balles perdues (7). Mais on pressent que le lascar et ses gris-gris feront lever plus d'une fois le peuple vert. Un peu comme Gelabale (23 pts) vendredi soir. Le capitaine a magnifiquement assumé ses responsabilités offensives avec la gnaque et la large palette offensive jusque-là laissées aux vestiaires.
Jefferson dominateur
Mais c'est sans doute le match d'extra-terrestre de Jefferson qui a été le facteur X de la rencontre (26 points dont 14 dans le troisième quart et 11 rebonds). On sait l'américain capable de grosses performances mais le doute subsiste quant à sa capacité à les répéter. Mais il doit être l'arme offensive numéro 1 de l'ASVEL : mobile, rapide et puissant, l'intérieur a en effet tout pour être dominant dans ce championnat. A noter également la bonne relation offensive en sortie de banc entre Kim Tillie et Andrija Zizic, grâce notamment aux qualités de passeur du premier. Bref, petit à petit, une équipe a semblé prendre forme vendredi soir. Et surtout, l'essentiel a été assuré, à savoir la victoire. Doublement rassérénante puisqu'obtenue face au leader, elle éloigne, pour un temps au moins, l'ombre de la psychose. Surtout que, la Pro A étant très ouverte et pas avare de surprises cette année, l'ASVEL n'est pas si larguée qu'elle le pourrait. Il reste bien sûr à confirmer dès la semaine prochaine à Cholet, qui joue l'Euroleague. Du coup, l'élimination de l'ASVEL dans cette compétition est presque une bénédiction : en attendant l'Eurocup l'équipe de Vincent Collet peut mettre à profit ces semaines pour travailler sur la dynamique entamée ce soir. Et faire en sorte qu'elle perdure.