Mercredi 27 octobre, le préfet du Rhône, Jacques Gérault a dressé le bilan "quantitatif" des violences urbaines qui ont marqué le centre-ville de Lyon du 14 au 21 octobre. Il a maintienu son chiffre de 1300 casseurs.
L’heure est au bilan du côté de la préfecture. Lors d’une conférence exceptionnelle donnée mercredi 27 octobre, Jacques Gérault a égrené ses chiffres :
- 317 interpellations du 14 au 22 octobre. Dont 27 le vendredi qui n’ont "rien à voir" a-t-il dit avec les 290 autres "répertoriés comme casseurs". Il s’agit de 19 "personnes d'extrême droite identitaire" et de 9 "gens d’extrême gauche".
- Jour par jour, le bilan des interpellations s’établit ainsi : jeudi 14 octobre : 24 interpellations ; vendredi 15 : 38 ; lundi 18 : 34 ; mardi 19 : 90 ; mercredi 20 : 49 ; jeudi 21 : 55.
- 101 commerces ont fait l’objet de "dégradations".
- Parmi ces "commerces dégradés" : 6 magasins "pillés" (essentiellement rue Victor Hugo), 49 qui "ont vu leur vitrine brisée" et 49 autres qui ont vu leur "vitrine dégradée". Le préfet précisant que "dégradé" signifie qu’il y a un point d’impact et que la vitrine doit être changée.
- Les dégâts sont "évalués pour l’instant" à 700.000 euros.
- 17 véhicules incendiés, 29 renversés et 110 dégradés. Dégradé signifiant, pour le préfet, "un rétroviseur arraché, un bris de vitre,…".
- 27 blessés. "Tous ces blessés sont des policiers", précise Jacques Gérault. "Par blessées, j’entends des personnes qui ont eu au minimum un jour d’ITT. Heureusement, il n’y a pas eu de blessés graves". Il a en profité pour rendre hommage aux policiers qui "ont eu à essuyer les tirs de projectiles de 1300 casseurs".
- Le préfet insiste sur le chiffre de « 1300 casseurs » : "ce n’est pas une estimation. Ils ont été dénombrés par les services de police". "Je m’empresse de dire que je fais une distinction très nette entre les casseurs et les manifestants".
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Triste inventaire. Merci Ségol'haine.
Oui, Tello, très bonne initiative. Nous ne remercierons jamais assez Ségolène.Merci Ségolène.
Vous avez aussi oublié de remercier les forces de l'ordre pour leur passivité, grâce à qui les casseurs ont pu s'en donner tranquillement ! ! ! Sous la direction de Nicolas S. et Brice H., deux teneurs de beaux discours...
Merci franois de nous rappeler nos oublis dans nos remerciements.Je récapitule. Remercions Ségolène, pour son appel aux jeunes (casseurs infiltrés) à manifester qu'elle n'a pas appelé à manifester si ce n'est pacifiquement.Remercions Nicolas et Brice, pour leur appel aux forces de l'ordre à laisser piller les commerçants dès fois qu'un pilleur aurait été blessé pendant son arrestation.Et enfin remercions MM Collomb et Touraine, officiers de police judiciaire, d'avoir fuit la ville et ordonner à la Police Municipale de se cacher et laisser à la Nationale, déjà débordé, gérer les accès routiers à la Presqu'ile.
Puisqu'il y a eu 317 interpellations et que de vrais casseurs seraient déjà connus, on peut imaginer, du moins si la police nationale a fait correctement son boulot, que parmi les 317 interpellés, il y a bien 200 vrais casseurs. ( La justice peut utiliser les images de video surveillance).Si on peut réellement prouver que 200 personnes nettement identifiées ont réellement retourné ou brûlé une voiture, défoncé une vitrine,..., il suffit de leur faire partager la note. 700 000 : 200 = 3 500 euros chacun. C'est beaucoup, mais c'est plus abordable que les cinq milliards infligés sans rire à Kerviel.Je précisais : formellement identifiés, si la police a fait soigneusement et honnêtement son boulot.Or la police ( du moins la PJ) semble capable de travailler vite et bien. Vu sur le Figaro :http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/10/29/01016-20101029ARTFIG00327-poursuivi-pour-avoir-demande-une-inflation-a-dati.phpOn remarque à la lecteur de cet article qu'il y a possibilité aujourd'hui d'identifier rapidement dangereux terroristes ou fauteurs de troubles.