LA SELECTION CINEMA DE LYONCAPITALE.FR

Là, il engage un jardinier qui se trouve être un copain d'enfance.

Anti-péquenauds, provinçophobes, fuyez ! A moins d'être enclin aux bottes en plastiques et aux piochons, ces palabres dans un potager de la France d'en bas risquent de vous filez de l'urticaire. Pour tous les autres, verts, chasseurs, pêcheurs, nostalgiques des histoires simples, amateurs de pinard et de bon mots, une fois passé le petit coté "cinéma de papi" du dernier Becker, vous vous délecterez de Dialogue avec mon jardinier. En adaptant le roman éponyme d'Henri Cueco, le réalisateur revient tourner dans les collines de la région Rhône-Alpes et poursuit dans la veine humaniste qu'on lui connaît (Les enfants du marais, Un crime au paradis...). Devant son antithèse du film intello, on reste un peu passif, très contemplatif, sans réfléchir, on sourit et on prend plaisir à écouter le duo "Dujardin" et "Dupinceau", formidables Auteuil et surtout Daroussin (qui reprend un rôle promis à feu Villeret), converser de tout et pas mal de rien. Et même si Becker insiste un peu lourdement sur le choc rat des villes - rat des champs, ou sur la précarité psychologique des citadins et le parisianisme hautain... Dialogue avec mon jardinier est plus que basiquement bouzeux : c'est un film qui fait du bien.

Zoom Express

Boulevard de la mort ***

De Quentin Tarantino. Etats-Unis. 1h55

Un tueur en série (Ken Russell) poursuit de jolies jeunes filles court vêtues dans son gros bolide... Ne faisons pas comme nos "grands amis les américains" ou le jury cannois trop "roumanisé", ne boudons pas le plaisir (trop rare) de s'exciter devant un nouveau délire du grand Mister Pulp Fiction. Tarantinesque jusqu'aux bouts des plans, Boulevard de la mort est un "énorme" pastiche rock'n'roll des films de série B des seventies. Pépés à gogo, braquemarts chargés, grosse cylindrées, avec ces phénoménales poursuites en voiture, son montage haché, ses couleurs de camés et son gros son, Boulevard de la mort défie le politiquement correct et fidèle à sa réputation, Tarantino ajoute un nouveau pilier à une filmographie qui ne compte déjà que ça.

Boxes **

De Jane Birkin. France

Une actrice british emménage dans une maison en Bretagne, elle déballe ses cartons et toute sa vie avec... Jane Birkin met en scène sa propre vie dans un drame intimiste un peu égocentré. Si on reconnaît bien la biographie de l'ex-fan des sixties, au-delà de cet aspect un peu voyeuriste, l'image est belle, le propos fragile et le tout tellement ébahie et parfois même extatique qu'on ne peut pas s'empêcher de se dire qu'il s'agit d'un film à l'image de sa réalisatrice. Birkin finit même avec cette œuvre d'achever son petit mythe. Dommage cependant d'abuser de langueur et d'avoir à compter avec casting un peu austère et très peu bandant (Michel Piccoli, Géraldine Chaplin, Lou Doillon...) qui finit par être effrayant.

LA SELECTION DE LYON CAPITALE

Zodia c****

Un thriller qui fascine du début à la fin. Le portrait quasi-documentaire d'une époque sur 30 ans, après Se7en ou Fight Club, David Fincher ajoute un nouveau grand classique à sa filmographie. A ne surtout pas manquer.

Still Life ****

Petit chef d'œuvre chinois, lion d'or à la Mostra de Venise, Still Life est un grand film réaliste, puissant et politique qui donne à voir le vrai visage de la Chine.

Après Lui ***

Deneuve émeut aux larmes en mère brisée dans cet impeccable drame du quotidien signé par le très talentueux Gaël Morel.

Irina Palm ***

Vous avez aimez Billy Elliot ou The Full Monty ? Alors ne ratez pas cette délicieuse tragi-comédie british qui offre enfin à la mythique Marianne Faithffull son premier rôle en tête d'affiche.

Tout ira bien **

Ce miraculeux petit film allemand tourné en 17 jours avec 3000 euros seulement raconte un drôle de sauvetage d'un père à la dérive par son propre fils. Le retour du Cinéma spontané.

Les chansons d'amour *

Déception pour cette comédie musicale présentée à Cannes. Hormis la performance sympathique et rafraîchissante du trio Ludivine Sagnier, Chiara Mastroiani, Louis Garrel, on ne retient du film que son débordement de guimauve et ses chansons d'amour qui serinent...

LES AUTRES SORTIES

Cœurs perdus (de Todd Robinson) - Network, main basse sur la télévision (de Sidney Lumet) - Ecoute le temps (de Alanté Kavaïté) - I don't want to sleep alone (de Tsai Ming-Liang) - Manue Bolonaise (de Sophie Letourneur) – L'avocat de la terreur (de Barbet Schroeder)

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