Les vice-présidents délégués à la sécurité globale, Jérémie Bréaud, et aux mobilités, Gilles Gascon, se sont rendus à la gare routière internationale de Gerland (7e arr.) ce mercredi pour présenter les futurs aménagements annoncés par la Métropole de Lyon. Ils appellent le maire de Lyon, Grégory Doucet, à accepter leur "main tendue".
Après la rue Grenette, le projet de baignade urbaine à Confluence ou encore le Chemin Neuf, la gare routière internationale de Gerland, dans le 7e arrondissement, s’impose en cette rentrée comme le nouveau point de désaccord entre la Métropole et la Ville de Lyon.
Depuis plusieurs semaines, de nombreux faits de violence ont été constatés dans le quartier, et notamment à la gare routière, autrefois installée à Perrache mais qui a déménagé depuis le 12 janvier dans le cadre du réaménagement du pôle d’échanges de Perrache, dont les travaux doivent se poursuivre jusqu’en 2032. En réponse, la Métropole de Lyon a annoncé hier débloquer une enveloppe de 350 000 euros, qui sera soumise au vote du conseil métropolitain le 28 septembre, pour renforcer la sécurité du site qui accueille jusqu’à 3 millions de voyageurs par an.
"Notre message est de redire au maire de Lyon d’accepter notre main tendue"
"C’est un dossier que nous avons récupéré au mois de mars et, très rapidement, en responsabilité, nous avons décidé de corriger, de réparer et d’améliorer le confort des passagers", explique Jérémie Bréaud, vice-président à la sécurité globale. Les aménagements, qui devraient être achevés dans leur quasi-totalité d’ici la fin de l’année, permettront d’améliorer l’éclairage de la gare routière, de clôturer le parking adjacent, de sécuriser le cheminement des voyageurs depuis l’avenue Tony-Garnier et de renforcer la signalisation. De nouvelles toilettes accessibles 24h/24 et une quinzaine d’abris, ainsi qu'un accès direct pour les autocars depuis l'avenue Tony-Garnier, doivent également être créés. "Le message est très clair : il y a une vraie volonté de l’exécutif de prendre le sujet de la sécurité à bras-le-corps", complète le vice-président.
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Mais leur déplacement ce mercredi a surtout été l’occasion pour les deux vice-présidents de critiquer une nouvelle fois la position du maire de Lyon, Grégory Doucet. Hier, déjà, la Métropole de Lyon se disait "prête" à "apporter son concours à la Ville de Lyon et à la mairie du 7e arrondissement pour apporter une réponse aux enjeux d’insécurité du quartier." L’appel a donc été réitéré. "Depuis le début, nous ne sommes pas dans une logique clivante ou partisane. Nous travaillons avec l’ensemble des maires. (…) Calmement, sans provocation, notre message est de redire au maire de Lyon d’accepter notre main tendue et de s’asseoir à notre table pour que l’on avance", lance encore Jérémie Bréaud.
Lundi, Grégory Doucet déclarait toutefois à la presse avoir demandé au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, un renfort de la police nationale dans le quartier, alors que le secteur connait une "intensification du trafic de stupéfiants dans des proportions que nous n’avions jamais connues à Lyon", s'inquiétait alors l'édile écologiste. Dans son entourage, on souligne d'ailleurs que Grégory Doucet n’est pas fermé à la discussion, mais qu'il attend des "propositions concrètes." "Si la Métropole de Lyon s’attend à ce que le maire fasse le premier pas, ce ne sera pas le cas. D’autant que la sécurité dans l’espace public n’est pas sa compétence. En revanche, Jérémie Bréaud peut tout à fait demander un rendez-vous avec l’adjoint délégué à la sécurité. À titre de comparaison, les discussions avec la préfecture se passent très bien et des choses ont pu être mises en œuvre dans le quartier. Ce n’est pas en ayant ces propos dans les médias que nous allons avancer", nous glisse-t-on.
Des aménagements avant un nouveau déménagement ?
Mais ces nouveaux équipements ne pourraient être que provisoires, selon Gilles Gascon, vice-président aux mobilités. "Lorsque nous étions dans l’opposition, nous étions déjà opposés à ce déplacement. Aujourd’hui, 90 % des gares routières en France sont à proximité de réseaux ferrés. Là, les voyageurs doivent reprendre un transport pour aller jusqu’à la gare. En plus de la sécurité, c’est la double peine pour les voyageurs et leur pouvoir d’achat", avance le maire de Saint-Priest, qui affirme que "le temps (leur) a donné raison." Et d’ajouter : "Nous pensons donc ne pas en rester là sur la position définitive de cet équipement."
Pourtant ce déménagement de la gare routière n’a jamais été envisagé comme définitif. Mais qu’importe pour la Métropole de Lyon qui souhaite rapprocher la gare routière d’un réseau ferré. "La présidente Véronique Sarselli réfléchit à d’autres possibilités", poursuit Gilles Gascon, qui fait savoir que des "avancées" pourraient être annoncées lors des assises de la sécurité prévues à la fin de l’année. Un retour à Perrache est-il envisagé ? "C’est possible. Cela va être étudié", confirme Gilles Gascon, qui concède toutefois qu’aucune temporalité n’est pour l’heure établie. Il conclut : "Il est de notre responsabilité d’assumer des décisions d’un autre temps. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour avoir une gare routière apaisée et sécurisée."
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"La présidente Véronique Sarselli réfléchit à d’autres possibilités" 😀
Ben depuis le temps que le déménagement de Perrache est prévu (depuis Colomb béton), qu'il faut désamianter ce tas de béton, elle n'a toujours pas trouvé de solution ? Ses équipes non plus ?
Le ridicule total...