Après plusieurs faits de violence dans le quartier de Gerland, la Métropole de Lyon annonce 350 000 euros de travaux pour sécuriser la gare routière et pointe les choix de la précédente majorité.
La situation du quartier de Gerland est en passe de devenir un nouveau sujet de tensions entre la Métropole de Lyon et la Ville. Alors que le quartier du 7e arrondissement connaît depuis plusieurs mois une dégradation de la situation sécuritaire, la collectivité métropolitaine annonce ce mardi de nouvelles mesures autour de la gare routière internationale, tout en mettant en cause les choix de la précédente majorité écologiste.
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Dans la nuit du 5 au 6 septembre, la vitrine d’un restaurant situé près du stade de Gerland a été brisée, son exploitant évoquant un impact de balle. Quelques jours plus tôt, le 1er septembre, un homme de 19 ans avait été tué à coups de couteau dans le quartier. Des faits qui viennent s’ajouter aux inquiétudes exprimées depuis plusieurs mois par des habitants et des commerçants.
350 000 euros pour sécuriser la gare routière
"L'arrivée de la gare routière internationale à Gerland, en janvier 2026, a changé la vie du quartier. Ce transfert a engendré des difficultés de sécurité nouvelles aux abords du site, que les riverains et les commerçants signalent depuis plusieurs mois. Elles n'ont pas été anticipées" attaque d'entrée la collectivité présidée par Véronique Sarselli. La gare routière, autrefois installée à Perrache, a déménagé au début de l'année dans le cadre du réaménagement du pôle d’échanges de Perrache, dont les travaux doivent se poursuivre jusqu’en 2032.
Dans son communiqué, la Métropole annonce ainsi une enveloppe supplémentaire de 350 000 euros, qui sera soumise au vote du conseil métropolitain le 28 septembre, pour permettre d’améliorer l’éclairage de la gare routière, de clôturer le parking voisin, de sécuriser le cheminement des voyageurs depuis l’avenue Tony-Garnier et de renforcer la signalisation. Un accès direct pour les autocars depuis cette avenue doit également être créé d’ici fin octobre.
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Alors que Grégory Doucet, maire de Lyon, évoquait hier une "intensification du trafic de stupéfiants" dans le quartier de Gerland et demandait à l'Etat une "réponse à la hauteur", la Métropole de Lyon estime que la Ville "n'a pas jusqu'ici répondu aux appels des habitants et des commerçants". "Les habitants attendent une réponse sur ce périmètre, et ils l'attendent depuis longtemps. La
Métropole de Lyon est prête à apporter son concours à la Ville de Lyon et à la mairie du 7e
arrondissement pour apporter une réponse aux enjeux d’insécurité du quartier" complète la Métropole.
Après la montée du Chemin Neuf, la baignade à Confluence ou encore la rue Grenette, Gerland pourrait ainsi devenir un nouveau terrain d’affrontement politique entre la Métropole de Lyon et la Ville. Alors que chacune renvoie à l’autre une partie de la responsabilité, les habitants et les commerçants du quartier attendent désormais surtout des réponses concrètes face à la dégradation de la situation sécuritaire.

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