Depuis le 1er septembre, l’accès aux sept médiathèques municipales de Saint-Étienne ne dépend plus de l’âge, des revenus ou du lieu de résidence. Inscription, emprunts et réservations sont désormais gratuits. La Ville veut lever le dernier frein financier à la fréquentation et mise sur une hausse de 20 à 30 % du public.
Le changement est entré en vigueur mardi 1er septembre. Jusqu’ici, l’abonnement annuel coûtait 20 euros pour les adultes de 25 ans et plus. La gratuité était déjà accordée aux moins de 25 ans, aux étudiants et aux personnes non imposables. Désormais, ces critères disparaissent : Stéphanois comme habitants d’autres communes peuvent s’inscrire sans payer.
La mesure a été adoptée par le conseil municipal le 29 juin. Elle ne concerne pas seulement le prêt de livres. La carte permet d’emprunter, de réserver et de faire circuler des documents entre les établissements du réseau. Le quota est fixé à 25 documents au maximum, avec une durée de prêt habituelle de trois semaines. Les postes informatiques publics et les outils bureautiques restent également accessibles aux abonnés, dans la limite de dix heures par semaine.
Autre évolution : les pénalités financières liées aux retards sont supprimées. En revanche, un usager qui ne restitue pas un document peut voir ses emprunts temporairement bloqués. Les documents perdus ou détériorés doivent toujours être remplacés ou remboursés.
Sept sites, un réseau et 250 000 documents
La gratuité s’applique dans les sept médiathèques municipales : Tarentaize, Beaulieu, Carnot, La Cotonne, Solaure, Terrenoire et Tréfilerie. À cela s’ajoutent le bibliobus et le médiabus, qui desservent différents secteurs de la ville. Beaulieu est toutefois actuellement fermé pour déménagement, avec une réouverture annoncée boulevard de la Palle en mars 2027.
Le réseau revendique environ 250 000 livres et bandes dessinées, auxquels s’ajoutent CD, DVD, vinyles, partitions et jeux vidéo. L’offre dépasse donc largement la seule lecture. À Tarentaize, l’espace numérique Le Combo propose notamment des activités autour du numérique, du robot et du jeu vidéo. Des rendez-vous culturels sont aussi programmés tout au long de l’année : rencontres, concerts, spectacles, conférences, ateliers ou lectures.
La Ville assume une mesure d’abord destinée à élargir les usages. Laëtitia Valentin, adjointe aux Arts et cultures, estime que la gratuité doit permettre de « garantir un accès égal à la culture pour tous ». L’objectif affiché est une progression de 20 à 30 % de la fréquentation. Un pari qui devra être mesuré dans les prochains mois. Coût pour la collectivité : 30 000 euros par an.
Pour s’inscrire, une pièce d’identité est demandée. Pour les mineurs, une autorisation parentale est nécessaire, avec présence obligatoire d’un parent pour les moins de 12 ans. Une préinscription en ligne permet de préparer le dossier avant de récupérer sa carte sur place.
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Gratuit donc payé par les impôts !