La French Tech Saint-Étienne Lyon conserve son label "Capitale French Tech" jusqu'en 2028. Une reconduction qui confirme le dynamisme d'un écosystème de 1 500 startups au cœur de la 2e région économique française.
La Mission French Tech vient d'annoncer la labellisation des Capitales et Communautés French Tech pour la période 2026-2028. Sur les dix-neuf "Capitales" retenues en France, Lyon–Saint-Étienne figure parmi les territoires reconduits, aux côtés de métropoles comme Bordeaux, Nantes, Toulouse ou Lille. Une carte qui reflète l'ambition d'un réseau mobilisant aujourd'hui 1 100 bénévoles et fédérant 3 000 startups à l'échelle nationale.

Pour l'écosystème Lyon Saint-Etienne, cette reconduction intervient après dix ans d'existence. Il vient reconnaître la force de l'écosystème et sa capacité à travailler collectivement. Le territoire rassemble aujourd'hui près de 1 500 startups et scale-ups représentant environ 20 000 emplois.
Ce résultat s'appuie sur des fondations solides. Le périmètre de la Capitale couvre les métropoles de Lyon et de Saint-Étienne, au cœur de la 2e région économique française et de la 4e région de l'Union Européenne pour le PIB.
Du côté lyonnais, 550 laboratoires de recherche, 6 800 chercheurs et enseignants-chercheurs et une trentaine de grandes écoles réputées constituent un vivier d'innovation dense. La Loire complète ce tableau avec un tissu industriel ancré dans le textile, la mécanique et l'agro-alimentaire, qui se renforce désormais dans le numérique, l'optique et le design, avec notamment la Cité du design et le Pôle écoconception.
Une feuille de route tournée vers le passage à l'échelle
La vitalité financière de l'écosystème local se confirme dans les chiffres récents. En mars 2026, deux opérations de levée de fonds ont totalisé 7,8 millions d'euros sur le territoire. Parmi elles, Amoéba, greentech fondée à Chassieu qui développe des solutions microbiologiques naturelles en alternative aux produits chimiques dans l'agriculture et la cosmétique, a levé 6,67 millions d'euros via un placement privé pour accélérer son développement industriel et commercial. La startup lyonnaise Les biens en commun a de son côté bouclé 1,1 million d'euros en série A.
La feuille de route 2026-2028 s'articule autour de quatre priorités : faciliter l'accès des startups aux marchés publics et privés, améliorer leur accès aux financements, renforcer les liens entre recherche et entreprises, et ouvrir davantage l'écosystème à de nouveaux talents.
Pour les responsables locaux, cette reconduction constitue moins un aboutissement qu'une nouvelle étape dans la structuration économique de l'innovation à l'échelle du territoire.