Les Coiffeuses au soleil, Paris 1966 © Atelier Robert Doisneau

Les expos à ne pas rater en septembre à Lyon

La sélection de notre rédaction dans les musées et galeries lyonnaises.

Sous l’éclat de nos manques, ce titre est un voyage à lui tout seul qui nous mène à la
galerie Valérie Eymeric pour une exposition collective avec neuf artistes contemporains et autant de manières différentes d’aborder le dessin : Ariane Crozet, Matt Coco, Magalie Darsouze, Violaine Desportes, Lionel Grassot, Jeanne Held, Yoan Lafragette, Suan Müller, Mélanie Planche.

Matt Coco, fabriquer l’aube, javel et crayon sur papier vert de gris © Valérie Eymeric

Chacun explore comment l’acte de créer surgit au pourtour du vide et de l’absence transformés en source de gestes artistiques et graphiques qui dessinent, bifurquent ou se retirent au gré d’émotions furtives mais intenses, apparaissant au regard des autres tels des fragments d’images et de vies remplies de joie (du 17 septembre au 17 octobre).

Quai de Saône, 1950 © Atelier Robert Doisneau

Après le succès du Voyage du Titanic, la Sucrière accueille la plus grande rétrospective jamais consacrée depuis vingt ans au photographe Robert Doisneau. Conçu autour de douze thèmes, le parcours est ponctué d’espaces évoquant son travail tels l’atelier et un labo photo qui expliquent les étapes du tirage argentique et propose 350 photos créées entre 1934 et 1992.

Si on ne se lasse pas de revoir ses images d’enfants, portraits d’artistes et écrivains comme les ambiances de rue, on verra des sujets moins connus allant des mineurs de fond en 1945 aux banlieues des années 80, avec aussi les photos de Lyon réalisées en 1950 pour le magazine Vogue.

Gaspard-André Poncet, Joseph-Alphonse Henry, Marie-Anne Leroudier, Chasuble brodée de l'ornement angélique, Lyon, 1894. MT 2015.5.1. Don de Jean-Marc Truchot, 2016. © Lyon, Musée des Tissus — Pierre Verrier

Sublimer l’étoffe, artistes et créateurs de mode face au sacré nous invite à comprendre autour de trente œuvres comment des artistes du XXe siècle se sont intéressés au textile, expérimentant ses formes qui vont du carré de soie, à l’étoffe jusqu’à l’ameublement, l’art religieux ayant été une source d’inspiration.

Ainsi Miró et Chagall ont collaboré avec la maison lyonnaise Brochier, Matisse avec les Dominicaines de Vence tandis que les créateurs de mode Christian Lacroix et Jean-Paul Gaultier s’inspirent du sacré et de l’iconographie chrétienne pour créer des parures ou des mises en scène spectaculaires, déplaçant ainsi les symboles religieux vers l’esthétisme tout en interrogeant la frontière entre sacré et création contemporaine (musée de Fourvière, du 17 septembre au 3 janvier 2027).

L'Oreille © Louise Perrussel

Jeune artiste de 28 ans, diplômée des Beaux-Arts de Nantes, Louise Perrussel est à découvrir à l’Attrape-Couleurs avec une nouvelle exposition La Pièce manquante. Son travail interroge les porosités entre les œuvres et les corps, invitant les visiteurs à toucher, explorer la matière et les formes pour effacer la frontière entre l’objet que l’on regarde, inerte et qui devient vivant dans ce rapport physique qu’elle perçoit comme un mode de relation à part entière.

Elle nous propose ici de faire cette expérience au travers d’une installation de sculptures et de créer un geste d’intimité et d’appropriation qui pourrait être la pièce manquante pour activer l’œuvre en attente (du 12 septembre au 7 novembre).

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